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Nouveau registre des armes à feu : plusieurs questions sans réponse

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les commerçants et les chasseurs s'interrogent sur les modalités entourant la Loi sur l'immatriculation des armes à feu qui entre en vigueur aujourd'hui au Québec.

Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a présenté certains éléments de la nouvelle loi dimanche. Les propriétaires d’armes à feu disposeront, entre autres, d’un an pour enregistrer leur arme sans frais sur le nouveau registre québécois. Ils devront fournir une description de l'arme et présenter une preuve d'identité.

Québec veut que toutes les armes en circulation soient immatriculées, et dans le cas de nouvelles acquisitions, que cela soit le cas dès l'achat.

Cette directive est floue, estime Étienne Bélanger du magasin Propac à New Richmond. Il observe que les commerçants tiennent déjà un registre pour la GRC. « On va peut-être faire cette étape deux fois, une fois pour le gouvernement fédéral et une fois pour le gouvernement provincial. C'est ce qu'on va apprendre, parce qu’avant aujourd'hui on n'avait aucune information. Comme entreprise, on la découvre en même temps que tout le monde. »

Étienne Boulay n’a toutefois eu aucune difficulté à créer son profil sur le site de la Sécurité publique. « Ç’a pris à peu près 2 ou 3 minutes, je dirais ç'a été quand même assez simple : questions de base avec adresse courriel, adresse domiciliaire, numéro de possession acquisition. » Il n’y a ni frais d'enregistrement ni burinage requis.

À Matane, l'armurier du magasin Pronature, Clarence Létourneau, n'a pas réussi, lui, à enregistrer d'arme sur le site Internet ni à joindre un représentant au téléphone. Québec improvise, à coût de millions de dollars, selon lui.

Des armes à feu.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La GRC de Codiac a obtenu de l'argent pour financer l'achat de carabines en 2012.

Photo : iStock

Il relève que seuls les commerçants du Québec devront se conformer à ces dispositions. « Il [le gouvernement, NDLR] bloque tous les magasins dans toutes les entreprises partout au Québec, là, parce que les autres provinces ne sont pas touchées », commente l’armurier.

Si le registre fédéral a disparu, le permis de possession et d'acquisition d'arme à feu reste obligatoire.

Le président de la Fédération québécoise des chasseurs en Gaspésie, Alain Poitras, soutient que les chasseurs ne voulaient pas du registre québécois. « On avait dit qu'on était contre, depuis le tout début, on ne voulait pas avoir ça. Mais là, on est coincés, on n’a pas le choix », constate-t-il.

Les gens qui n'ont pas accès à Internet pourront enregistrer leurs armes par téléphone. Quant au formulaire par écrit, il n'y en a aucun dans les commerces.

Les chasseurs posséderaient plus de 1,5 million d'armes à feu sans restriction au Québec, qui sera la seule province à se doter d’un registre depuis que le fédéral a détruit le sien.

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