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Trump met en garde l'ONU contre le rôle de l'Iran au Moyen-Orient

Le président américain Donald Trump et l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley lors d’une réunion entre des membres du Conseil de sécurité de l'ONU et du Conseil de sécurité nationale américain
Le président américain Donald Trump et l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley lors d’une réunion entre des membres du Conseil de sécurité de l'ONU et du Conseil de sécurité nationale américain Photo: Reuters / Jonathan Ernst
Agence France-Presse

Le président américain Donald Trump a de nouveau accusé lundi l'Iran de déstabiliser le Moyen-Orient, alors que l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, montrait ce qu'elle assure être de nouvelles preuves de l'engagement iranien dans le conflit au Yémen.

M. Trump a participé à une réunion entre des membres du Conseil de sécurité de l'ONU et du Conseil de sécurité nationale (NSC) américain, au cours de laquelle il a affirmé qu'il y avait « beaucoup de travail » à faire, à la Maison-Blanche.

Il a énuméré à cette occasion plusieurs objectifs, dont la lutte contre « les activités de déstabilisation de l'Iran », la fin de la guerre en Syrie, le combat contre le terrorisme et la dénucléarisation de la Corée du Nord.

Plus tôt, Mme Haley avait emmené la délégation onusienne sur une base militaire de Washington pour lui montrer les débris d'un missile tiré, selon elle, depuis le Yémen par les combattants houthis, soutenus par l'Iran, sur le territoire saoudien.

« On voit s'entasser les preuves que l'Iran ignore de façon éhontée ses obligations internationales », a affirmé Mme Haley, ajoutant que « l'agression iranienne n'est pas seulement une menace contre ses voisins, mais contre le monde entier ».

L'administration Trump, alliée de la monarchie saoudienne, dénonce l'accord nucléaire signé en 2015 entre les grandes puissances et l'Iran, et tente de convaincre l'ONU d'agir contre Téhéran, notamment par l'imposition de sanctions contre son programme balistique.

Mais Washington doit composer avec la Russie, principal soutien de l'Iran et qui dispose d'un droit de veto au Conseil.

Selon les responsables américains, les débris métalliques proviennent d'un missile de courte portée iranien tiré par les rebelles houthis en novembre et qui s'est écrasé près de l'aéroport international de Riad.

Le missile n'a pas fait de dégâts après avoir été intercepté par l'armée saoudienne, engagée dans le conflit yéménite en soutien du gouvernement face aux rebelles. Les débris portent notamment le logo d'une entreprise militaire iranienne et l'inscription « made in Iran » apparaît sur une des pièces.

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a dénoncé sur Twitter une « fausse information », qualifiant la démonstration américaine de « tentative de Trump et cie de créer un récit iranophobe au conseil de sécurité de l'ONU [en utilisant] une fausse preuve ».

L'Iran a toujours démenti fournir des armes aux Houthis.

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