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Quand les jeunes écrivent pour commémorer

Le reportage de Nicole Germain

Des élèves de l'école du Versant à Sainte-Foy soulignent la commémoration de l'attentat de Québec en produisant un recueil de messages et dessins qui symbolisent l'amour, la tolérance et l'espoir.

Un texte d’Alain Rochefort

La fusillade du 29 janvier 2017 a créé une véritable onde de choc dans cette institution scolaire, où 40 % des élèves sont de confession musulmane. Située à quelques pas de la grande mosquée de Québec, cette école compte plusieurs jeunes qui ont été marqués de près par la tragédie.

Les élèves de 4e année de l'École du Versant participent à une activité sur la commémoration du premier anniversaire de l'attentat de Québec.Les élèves de 4e année de l'École du Versant participent à une activité sur la commémoration du premier anniversaire de l'attentat de Québec. Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Le petit Éline a rédigé un texte intitulé « L’amour, c’est pour toujours » et dessiné un signe de la paix. Ils sont affichés dans la fenêtre de la classe de 4e année de Madame Marie-Ève.

« Ça veut dire qu’on doit s’entraider, qu’on ne doit pas se détester, qu’on doit s’aimer. Sinon, on aura de la misère à vivre », indique l’écolier.

Messages et dessins sont affichés dans la fenêtre de l'école. Messages et dessins sont affichés dans la fenêtre de l'école. Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

La direction de l'école du Versant pouvait difficilement passer sous silence le jour de commémoration de la tragédie.

Cellule de crise

L’agente de réadaptation en psychoéducation à la Commission Scolaire Des Découvreurs, Josée Bélanger, a fait partie de la cellule de crise mise en place peu après les événements.

« Du fait qu'on a été touché pendant plusieurs semaines par des rues barrées, des accompagnements de policiers, on ne pouvait pas faire semblant que ce n’était pas arrivé dans notre quartier. La mosquée est là, à chaque jour, pour rappeler aux enfants l'événement », explique-t-elle.

On a eu la chance de ne pas avoir de parents décédés ou blessés, mais on avait des parents présents à la mosquée lors de l'attentat.

Josée Bélanger, agente de réadaptation en psychoéducation à la Commission Scolaire Des Découvreurs
Oélie Savard-Dion et Romain Breault font des dessins symbolisant la tolérance.Oélie Savard-Dion et Romain Breault font des dessins symbolisant la tolérance. Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Cette activité en est une parmi tant d’autres réalisées au cours de la dernière pour aider les jeunes à verbaliser la tragédie.

Le recueil publié sous le thème « Mieux vivre ensemble » sera remis aux responsables de la grande mosquée de Québec.

Avec les informations de Nicole Germain et Alexandra Duval

Société