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La gymnastique sur barre verticale gagne en popularité, mais fait polémique à Val-d'Or

Des enfants dans un cours de «pole fitness» à Val-d'Or

Des enfants dans un cours de «pole fitness» à Val-d'Or

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La gymnastique sur barre verticale, communément nommée « pole fitness », attire de plus en plus d'adeptes à Val-d'Or, mais s'attire aussi des critiques.

Un reportage d'Émélie Rivard-Boudreau

La pratique de ce sport par des fillettes et des adolescentes a créé un tollé sur les réseaux sociaux au cours des dernières semaines.

Daphné Dubeau, 11 ans, combine le pole fitness avec de la gymnastique depuis deux ans.

Daphné Dubeau, 11 ans, Val-d'Or, dans un cours de « pole fitness »Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Daphné Dubeau, 11 ans, Val-d'Or, dans un cours de «pole fitness»

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

« Comme ça, ça prend plus de force et de concentration », dit-elle en effectuant un mouvement exigeant.

Polémique sur les réseaux sociaux

Au cours des dernières semaines, Daphné Dubeau s'est retrouvée dans une vraie polémique sur les réseaux sociaux.

Sa photo, utilisée pour promouvoir les cours de Pole Fitness Val-d'Or, a choqué des dizaines d'internautes, qui se sont dits offusqués qu'une telle activité soit pratiquée par des enfants.

« Aguichant », « provocant », « immoral » sont certains des commentaires laissés sur la page Facebook de l'école d'entraînement physique.

Myriam Levasseur, entraîneuse et propriétaire de Pole Fitness Val-d'OrAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Myriam Levasseur, entraîneuse et propriétaire de Pole Fitness Val-d'Or

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Daphné Dubeau a été surprise par les réactions. « Je me disais que ça ne se faisait pas [de juger], parce que, il faudrait que tu l'essaies avant de dire ton opinion », déclare-t-elle.

Elle estime que le sport est méconnu.

Son accessoire principal, la barre verticale, fait qu'il est souvent confondu avec les dances érotiques.

« Au début, quand j'ai ouvert ici, j'ai fait une petite demande de financement pour travailleur autonome, puis ç'a été refusé en disant que c'est une activité qui pourrait porter à controverse. Le gouvernement du Québec m'a répondu ça. »

— Une citation de  Myriam Levasseur, propriétaire de Pole Fitness Val-d'Or

Petite tenue

Les gymnastes doivent aussi dénuder plusieurs parties de leur corps pour exécuter leurs prouesses, pour des raisons d'adhésivité à la barre.

Selon Sonia Gilbert, amatrice de ce sport, cet aspect n'a pas à être critiqué.

« Tel que la Zumba, ou peu importe, on est autant dénudé. On porte des camisoles, on porte des shorts... c'est ridicule, ça se compare. »

Une cinquantaine de personnes pratiquent ce sport exécuté sur une barre fixée à la verticale à Val-d'Or, dont une douzaine d'enfants et d'adolescents.

Myriam Levasseur, entraîneuse et propriétaire de Pole Fitness Val-d'OrAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Myriam Levasseur, entraîneuse et propriétaire de Pole Fitness Val-d'Or

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

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