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Un jardinier paysagiste « tueur en série » à Toronto

Photo de Bruce McArthur à table portant un t-shirt brun.
Bruce McArthur est accusé des meurtres de deux hommes gais à Toronto. Photo: Facebook

Le sexagénaire Bruce McArthur, arrêté plus tôt en janvier pour les meurtres présumés de deux hommes gais à Toronto, est maintenant accusé d'avoir tué trois autres hommes, pour un total de cinq chefs d'accusation de meurtres prémédités.

L'homme de 66 ans avait été arrêté le 18 janvier dernier et accusé des meurtres de Selim Esen et d'Andrew Kinsman, deux hommes qui fréquentaient le quartier gai de Toronto et qui étaient portés disparus depuis plusieurs mois.

Deux des trois autres victimes présumées étaient aussi portées disparues, la troisième étant un sans-abri, indique la police.

Oui, il s'agit d'un tueur en série.

Hank Idsinga, détective de la police de Toronto
Photo de Hank Idsinga en complet durant un point de presse.Le détective Hank Idsinga de la Police de Toronto. Photo : Radio-Canada

Les trois nouvelles victimes présumées :

  • Majeed Kayhan, 58 ans, porté disparu en 2012;
  • Soroush Mahmudi, 50 ans, porté disparu en 2015;
  • Dean Lisowick, 47 ans, n'était pas officiellement porté disparu; sans-abri, il aurait été vu pour la dernière fois entre mai 2016 et juillet 2017.
Photo en mosaïque de Majeed Kayhan, Soroush Mahmudi et Dean LisowickLes autres victimes présumées (g. à d.): Majeed Kayhan, Soroush Mahmudi et Dean Lisowick. Photo : Police de Toronto

La police réexamine les cas d'hommes disparus un peu partout dans la région de Toronto, et non plus seulement dans la communauté gaie de la Ville Reine.

On pense qu'il y a d'autres victimes. Je n'ai aucune idée combien d'autres victimes il pourrait y avoir.

Hank Idsinga, détective de la police de Toronto

Dans des jardinières

McArthur était un jardinier-paysagiste à son compte. Les policiers ont trouvé des restes démembrés d'au moins trois victimes présumées au fond de grosses jardinières d'une résidence du quartier Leaside.

Karen Fraser habite la maison avec son conjoint. Bruce McArthur entretenait la cour et tondait le gazon. En échange, le couple le laissait entreposer de l'équipement à sa propriété.

Les policiers ont frappé chez Mme Fraser avec un mandat de perquisition le 18 janvier. Le couple a eu 20 minutes pour quitter les lieux.

« Je n'arrivais pas à penser, a-t-elle raconté en entrevue à l'émission de CBC As It Happens. J'étais horrifiée. Tous les aspects de cette affaire étaient plus horribles les uns que les autres. C'était vraiment très difficile à accepter. »

Photo de la maison de deux étages. Une banderole jaune de la police y bloque l'accès.La propriété de la rue Mallory Crescent où des restes humains ont été trouvés dans des boîtes à fleurs. Photo : Radio-Canada

La police continue à fouiller différentes propriétés liées à l'accusé, à la recherche d'indices.

Le détective Idsinga demande aussi à tous les propriétaires qui ont fait affaire avec McArthur par le passé de communiquer avec la police, parce que des restes humains pourraient être enfouis dans leur jardin.

Les enquêteurs ont déjà identifié 30 de ces anciens clients. La plupart de ces propriétés ont déjà été fouillées.

« On n'a jamais rien vu de tel, en fait de nombre de scènes de crime [potentielles] à examiner », affirme le détective Idsinga.

Réactions dans le quartier gai

La communauté gaie de Toronto avait tiré la sonnette d'alarme l'an dernier au sujet d'une demi-douzaine de disparitions mystérieuses depuis 2010, craignant qu'un tueur en série soit à l'oeuvre.

La police avait toutefois rejeté cette hypothèse à l'époque.

Photo de Muhammad Khaki dans la rue.Muhammad Khaki habite dans le quartier gai. Photo : Radio-Canada / Natasha MacDonald-Dupuis

Le résident Mohammad Khaki est « soulagé » de voir le présumé tueur en série derrière les barreaux, mais il est critique du travail de la police.

Pourquoi les policiers ont-ils pris tant de temps?

Mohammad Khaki, résident du quartier gai

Un autre résident rétorque toutefois que la police a besoin « d’indices » pour arrêter quelqu’un.

Justice et faits divers