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Prévisions budgétaires : un déficit, pas de surprises

Cathy Rogers donne une conférence de presse.

La ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, Cathy Rogers.

Photo : CBC/Pat Richard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Selon toute vraisemblance, le premier ministre ne réserve pas de surprises aux Néo-Brunswickois, mardi, dans le dernier budget de son gouvernement avant les élections de l'automne. Ce budget sera toujours déficitaire, le gouvernement Gallant ne souhaitant pas déplaire à l'électorat en resserrant trop les dépenses.

Parmi les autres éléments du budget attendus, le budget du ministère de l'Éducation et du Développement de la petite enfance devrait augmenter de 6,1 %, pour atteindre 1,25 milliard de dollars pour l'année 2018-2019, selon une source de La Presse canadienne. Il s'agit d'une augmentation de 72,6 millions de dollars par rapport à l'an dernier.

Le premier ministre Gallant a également dévoilé, depuis une semaine, d'autres mesures qui seront comprises dans le budget. Par exemple, son gouvernement compte dépenser 25 millions de dollars pour accroître le nombre de jeunes travailleurs dans la province et investir 20 millions de dollars dans l'innovation.

Le souhait des PME

À la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), on ne s’attend pas à de grandes surprises dans le budget de mardi. « Les attentes des entreprises c'est de diminuer le fardeau fiscal complet de la part du gouvernement, mais on ne verra pas ça dans ce budget-ci », affirme Louis-Philippe Gauthier, responsable de la section Nouveau-Brunswick de la FCEI.

Les entreprises indépendantes ne sont pas les seules à formuler des demandes au gouvernement. Les municipalités veulent pour leur part obtenir une part des futurs revenus liés au cannabis.

Des annonces à saveur électorale

Roger Ouellette, politologue à l’Université de Moncton, ne voit absolument rien de surprenant dans le fait que le gouvernement de Brian Gallant procède à autant d’annonces à saveur électorale ces jours-ci.

Roger Ouellette en entrevueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le politologue Roger Ouellette estime que le gouvernement montre des signes de panique.

Photo : Radio-Canada

Il estime toutefois que le gouvernement joue peut-être un jeu dangereux. Il fait référence à la dette du Nouveau-Brunswick qui continue de gonfler, même si on approche de l'équilibre budgétaire. « Est-ce qu'on peut continuer à s'endetter, est-ce qu'on peut accumuler les milliards de déficit? »

« Il faut faire la distinction : même si demain matin on adopte un budget équilibré, c'est-à-dire qu'on ne va pas dépenser plus d'argent qu'on a de revenus, bien la dette est là! Les 14 milliards sont là! »

— Une citation de  Roger Ouellette, politologue

Un déficit moins élevé que prévu

Vendredi, la ministre des Finances, Cathy Rogers, annonçait un déficit qui sera moins élevé que ce qui était prévu pour l'année financière courante. Le déficit prévu pour 2017-2018 sera de 115,2 millions de dollars, selon les dernières prévisions.

Est-il pour autant raisonnable de la part du gouvernement d'être toujours dans le rouge?

Le professeur d'économie de l’Université de Moncton, Octave Keutiben, explique que, s’il faut être prudent, il ne faut pas non plus tomber dans l’immobilisme.

« S'il y a de l'argent à investir et qu'on ne l'investit pas, c'est qu'on réduit ses potentialités de croissance dans le futur. Et lorsqu'on regarde le vrai problème du Nouveau-Brunswick d'aujourd'hui, c'est sa capacité à créer de la richesse. »

— Une citation de  Octave Keutiben, professeur d'économie de l’Université de Moncton
Avec les informations de La Presse canadienne

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