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Harcèlement sexuel : identifier ce qui est ou non acceptable

Un homme met la main sur le bras et l'épaule d'une collègue de travail.

Selon des expertes, la clé est d'établir un code de conduite qui définit clairement ce qui est du harcèlement sexuel et ce qui n'en est pas.

Photo : iStock

Radio-Canada

Des femmes de l'industrie du cinéma et de la télévision en Atlantique ont reçu une formation pour les aider à identifier les situations qui représentent ou non du harcèlement sexuel au travail.

Si c’est au coeur de l’industrie cinématographique américaine qu’a émergé le mouvement #MeToo, celui-ci n’épargne guère de domaines de travail et a largement dépassé les frontières d’Hollywood.

Le harcèlement sexuel, notion parfois mal comprise

Jan MillerAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jan Miller a fondé l'organisme à but non lucratif Women in Film and Television Atlantic (WIFT-AT).

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Jan Miller a fondé l’organisme à but non lucratif Women in Film and Television Atlantic (WIFT-AT), un regroupement de femmes qui travaillent au grand et petit écran.

Elle explique qu’une jeune cinéaste canadienne lui avait confié avoir été intimidée par des commentaires émis à son endroit par des hommes, lors d’un séjour à Cannes.

Mme Miller a décidé de mettre sur pied une formation pour aider les femmes de l’industrie à se sentir plus en sécurité dans leur milieu de travail. Elle dit que seulement 12 % des cinéastes canadiens sont des femmes.

La psychologue Dayna Lee-Baggley était une des conférencières de la formation donnée à Halifax ce mois-ci.

Son objectif est d'aider les participantes à reconnaître ce qui constitue du harcèlement sexuel, une notion dont la définition est parfois mal comprise.

Dayna Lee-Baggley.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dayna Lee-Baggley.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

« Ça peut arriver que les victimes ne soient pas certaines [de savoir] si le comportement est acceptable ou non. C'est pourquoi c'est important pour les organisations d'avoir des règles », explique Mme Lee-Baggley.

La clé, estiment Jan Miller et Dayna Lee-Baggley, c'est d'établir un code de conduite qui définit clairement ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas.

Ainsi on prévient tant les dérapages que les dénonciations abusives.

Le mieux, c'est d'en parler, dit la psychologue. Il n’est pas inhabituel qu’une victime se sentent partiellement responsable de la situation. « Le gros problème, c'est le silence », soutient Mme Lee-Baggley.

Les hommes invités à faire partie de la solution

Le mouvement #MeToo a émergé dans l’industrie du cinéma, mais pas parce qu’on y retrouve davantage de cas de harcèlement. « C'est évident avec le mouvement #MeToo, que ça arrive partout, ça arrive dans toutes les industries », remarque Mme Lee-Baggley.

D'autres ateliers seront offerts par le WIFT-AT, et dorénavant les hommes seront invités a y prendre part.

Ce sera l’occasion pour eux de parler du rôle qu’ils peuvent prendre pour améliorer la situation, celui par exemple de témoins actifs, c’est-à-dire de personnes qui savent reconnaître les situations risquées ou inappropriées, et peuvent intervenir pour y mettre fin, ou pour empêcher une agression de se produire.

Avec les informations de Stéphanie Blanchet

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