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L'investissement de Fredericton en éducation critiqué

Tristian Gaudet, président de la FEECUM et Roger Melanson, ministre de l'Éducation postsecondaire

Tristian Gaudet, président de la FEECUM et Roger Melanson, ministre de l'Éducation postsecondaire

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'investissement de 25 millions de dollars promis par Fredericton afin de promouvoir les emplois chez les jeunes déçoit des étudiants de l'Université de Moncton. Ceux qui revendiquent des stages rémunérés au sein de la fonction publique croient que le gouvernement fait fausse route avec son nouveau programme.

Jacklyn Perron en est à sa 4e année dans le programme de nutrition à l'Université de Moncton. L'an prochain, elle effectuera son stage final de 10 mois. Censé signifier la fin de ses études, ce stage est pourtant une source de stress importante chez la future diététicienne.

« Si on est envoyé à l'extérieur de Moncton, bien il faut quand même payer nos frais universitaires et des frais supplémentaires. Ce n'est pas gratuit de déménager, c'est tous des frais qu'on n'anticipe pas quand on commence un stage. »

— Une citation de  Jacklyn Perron, 4e année en nutrition à l'Université de Moncton
Jacky Perron ferra un stage de 10 mois à la fin de ses études en nutrition. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jacky Perron ferra un stage de 10 mois à la fin de ses études en nutrition.

Photo : Radio-Canada

Le 22 janvier, Fredericton a annoncé un investissement totalisant 25 millions de dollars pour l'emploi chez les jeunes. Une partie de ces fonds ira dans la création d'un programme de stage rémunéré au sein du gouvernement.

Petit bémol :le programme sera seulement offert aux étudiants fraîchement diplômés.

Jacklyn Perron trouve l’idée ridicule. « Pour graduer en nutrition, il faut avoir fait son stage. Donc si c'est juste pour les diplômés, nos stages vont être déjà finis. Cet argent-là ne me sert à rien. Après ton diplôme, je ne cherche pas un stage. Non, je cherche un emploi. C'est un peu contre-productif. »

La FEECUM milite pour les stages rémunérés

Depuis près d'un an, la fédération des étudiants et étudiantes de l'Université de Moncton milite pour que les stages soient rémunérés.

Tristian Gaudet, qui fait partie du comité directeur provincial sur l'apprentissage expérientiel, trouve que le gouvernement tarde à agir. « Nous c'est certain on aimerait voir un certain engagement politique de la part du gouvernement avant les prochaines élections. »

« On trouve que c'est dommage, c'est un enjeu clef pour les étudiants puisque ça ajoute à l'endettement étudiant qui est déjà chiffré très haut au Nouveau-Brunswick à 35 200 $. »

— Une citation de  Trisian Gaudet, président de la FEECUM

Jacklyn Perron, elle, rappelle que les étudiants ne roulent pas sur l’or, un euphémisme. « On arrive à peine à aller à l'université, et en plus de ça devoir aller en stage sans argent. Bien on n'y arrive pas. »

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