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Des combats font au moins 10 morts et 80 blessés au Yémen

Un combattant séparatiste du sud du Yémen
Un combattant séparatiste du sud du Yémen Photo: Reuters / Fawaz Salman
Reuters

Au moins 10 combattants ont été tués et plus de 80 autres ont été blessés dans des affrontements survenus dimanche entre des groupes armés yéménites alliés à l'Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, à Aden, dans le sud du Yémen, a-t-on rapporté de source médicale.

Il s'agit des affrontements les plus meurtriers à ce jour entre des séparatistes du sud du Yémen, soutenus par les Émirats arabes unis, et des forces fidèles au gouvernement yéménite, en exil en Arabie saoudite.

Le premier ministre yéménite, Ahmed Ben Dagher, a dénoncé les agissements des séparatistes du Sud, parlant de coup de force et estimant que l'on s'acheminait vers une « confrontation militaire générale [...], ce qui serait un cadeau direct fait aux [miliciens chiites] Houthis et à l'Iran ».

Les combats ont diminué d'intensité dans la soirée, le chef du gouvernement ayant décrété une trêve et demandé à ses forces de regagner leurs casernements, ont rapporté des témoins.

Le premier ministre a appelé les pays arabes à empêcher qu'Aden, capitale provisoire de l'administration du président Abd-Rabbou Mansour Hadi (allié des Saoudiens), ne tombe entre les mains des séparatistes du Sud, qui se sont emparés de pans importants de la ville à la faveur de ces affrontements.

Les affrontements ont éclaté après l'expiration d'un ultimatum qu'avaient lancé les séparatistes du Sud à Hadi pour qu'il renvoie le gouvernement Dagher, qu'ils accusent de corruption et de mauvaise gestion.

Des combattants étaient déployés dimanche dans la majeure partie des quartiers d'Aden, où l'on entendait des tirs d'armes automatiques et des explosions, ont constaté des journalistes de Reuters.

Les séparatistes des « Forces de résistance du Sud » ont pris une base militaire clé et plusieurs édifices officiels aux soldats fidèles au président Hadi et, rapportaient des habitants, plusieurs centaines de manifestants favorables aux séparatistes se sont rassemblés sur une place de la ville.

Si Hadi est toujours en exil en Arabie, son administration contrôle théoriquement les quatre cinquièmes du territoire yéménite, mais certains responsables politiques et militaires à Aden aspirent désormais à recréer l'État du Sud-Yémen, démantelé en 1990.

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