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Autisme : la difficulté de faire reconnaître un nouveau service

Julie Dame et son fils regardent une vidéo de Dora sur un ordinateur

Julie Dame affirme que le comportement de son fils, La Flèche, s'améliore depuis qu'il fréquente de Centre jeunesse Inter-Action.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un nouveau centre d'apprentissage pour enfants autistes ou atteints d'autres troubles du développement dans le Restigouche, au Nouveau-Brunswick, a du mal à se faire reconnaître par les autorités provinciales.

Le Centre jeunesse Inter-Action, à Atholville, n’est ouvert que depuis à peine un mois. Il accueille notamment La Flèche, un petit garçon de 4 ans.

« Il est hyperactif. Il n'est pas capable de rester assis sur une chaise. Il part à courir. Il grimpe partout. Il se sauve dehors. Moi, j'ai des lockers sur mes portes. Je n'ai pas le choix parce qu'il se sauve dehors tout le temps », explique Julie Dame, mère de La Flèche.

Bénéficiaire de l'aide au revenu, cette mère célibataire reconnaît qu’elle a besoin d'aide. Après avoir essuyé des refus de garderies en raison du comportement de son fils, elle a fait appel au nouveau Centre jeunesse Inter-Action pour du soutien.

« Là-bas, ils travaillent avec lui. Ils lui montrent, ils le préparent pour l'école. Des choses que moi, en ce moment, je n'en suis pas capable. J'ai quatre enfants, là. J'ai les mains pleines. J'ai de la misère », explique Julie Dame.

Si La Flèche peut fréquenter le Centre jeunesse Inter-Action, c'est grâce à la générosité des propriétaires qui l'ont accepté sans frais.

« Il a des problèmes comportementaux. Ça fait que nous autres, on était prêtes à le prendre. Puis, ç’a été refusé par le Développement social parce qu'on n'est pas une garderie », déplore Marilyn Thibeault, copropriétaire du Centre jeunesse Inter-Action.

Les services offerts par le centre sont uniques dans la province, selon Mme Thibeault. Elle estime que cela explique probablement pourquoi elle se heurte à plusieurs portes closes au gouvernement provincial dans le développement de son entreprise.

Marilyn Thibeault en entrevueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le gouvernement n'est pas à appuyer le Centre jeunesse Inter-Action, affirme Marilyn Thibeault, copropriétaire.

Photo : Radio-Canada

« Je pense que la Santé ou le Développement social ne sont pas prêts à notre service. Ça fait qu'il n'y a rien qui existe justement parce que ça n’a jamais été mis en place », affirme Marilyn Thibeault.

Quand ça va que le parent a besoin de ressources, bien, on [ne cadre] pas dans les programmes du gouvernement.

Marilyn Thibeault, copropriétaire du Centre jeunesse Inter-Action

Après seulement quelques semaines au centre, Julie Dame constate déjà des progrès chez son fils.

« Au centre, ils travaillent avec lui toute la journée. Les madames sont spécialisées pour faire ça pis elles [se concentrent] sur lui toute la journée. Elles savent comment intervenir », souligne Julie Dame.

D’après un reportage de Serge Bouchard

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