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Apprendre à vivre ensemble un an après l’attentat de Québec

Le colloque «Vivre ensemble avec nos différence» était présenté au palais Montcalm, vendredi matin.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les dizaines de personnes qui ont assisté au colloque sur le « Vivre ensemble », vendredi matin, constatent pour la plupart toute l'importance de cette expression pour la société québécoise. Le défi est plutôt de convaincre ceux qui n'y assistaient pas : la majorité silencieuse.

« Il faut aller dans leur milieu. Il faut encourager toutes ces activités de pédagogie, d'éducation, de la sensibilisation », explique Herman Deparice-Okomba, directeur du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence qui a organisé cet événement.

Le colloque « Vivre ensemble avec nos différences » marque le début des activités qui se tiendront sur quatre jours afin de commémorer le premier anniversaire de la fusillade à la Mosquée de Québec. Il permet à des gens issus de tous les milieux de faire part de leurs préoccupations.

« Le vivre ensemble, c’est le fait de se comprendre. C’est le fait de se respecter. C’est le fait d’avoir un même projet de société qui est le Québec », ajoute M. Deparice-Okomba.

Il ne faut pas [le vivre ensemble] lui donner un sens anthropologique. C’est vraiment, je suis avec vous. On a le même destin, on va prendre nos différences et on va en faire une force pour le Québec.

Herman Deparice-Okomba, directeur du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence
Des gens impliqués dans le colloque « Vivre ensemble avec nos différences »

Des gens impliqués dans le colloque «Vivre ensemble avec nos différences»

Photo : Radio-Canada / Cathy Senay

Témoignages

Résident de Québec, Nazir Ghali a pour sa part été blessé lors de la fusillade. Il craint que le contexte préélectoral au Québec accentue la perception négative envers l'islam. Des partis politiques l'ont fait dans le passé, affirme-t-il.

« N'oublions jamais que ça a pris une tragédie pour qu'on puisse commencer à faire des pas dans cet apprentissage-là. Et à découvrir l'autre : le musulman. », a dit sobrement cet économiste au ministère de la Santé et des Services sociaux.

M. Ghali n'a pas abordé son traumatisme, mais il a toutefois prodigué un conseil qui porte à réflexion.

« Si on a besoin de tomber malade pour apprécier la santé, alors tant pis. Mais s’il vous plaît, pas beaucoup plus de sacrifices humains. »
Pour Michel Belleau, un laïc, il y a toutefois des ponts à construire.

« Quand on parle d'avec nos différences, il faut trouver un chemin. Pis c'est tellement imbriqué, votre culture est tellement musulmane. »

Une prière ouverte à la communauté musulmane de Québec se tiendra vendredi soir, de 19h30 à 21h30. Elle peut être visionnée en direct par l’ensemble de la population.

Avec les informations de Cathy Senay

Société