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Un marais salé maintenant protégé à l'Île-du-Prince-Édouard

Le député fédéral Robert Morrissey et le ministre provincial de l'Environnement, Richard Brown, entourent Julie Vasseur de l'organisme Conservation de la nature Canada et Rachel Lapointe du Musée acadien de l'Île-du-Prince-Édouard.
Le député fédéral Robert Morrissey et le ministre provincial de l'Environnement, Richard Brown, entourent Julie Vasseur de l'organisme Conservation de la nature Canada et Rachel Lapointe du Musée acadien de l'Île-du-Prince-Édouard. Photo: Radio-Canada / François Pierre Dufault
Radio-Canada

L'organisme Conservation de la nature Canada (CNC) a fait l'annonce, vendredi, de l'acquisition d'un site dans la région Évangéline, à l'Île-du-Prince-Édouard. La nouvelle aire protégée est située à l'embouchure de la rivière Haldimand, près d'Abram-Village.

Un texte de François Pierre Dufault

Le site de 57 hectares comprend un marais d'eau salée intact.

« Les marais salés ne représentent que 1 % du territoire à l'Île-du-Prince-Édouard. C'est un habitat très rare. C'est très important qu'on les conserve », a insisté Thomas Tremblay, porte-parole de CNC pour l'Atlantique, en marge d'un point de presse, vendredi.

Le marais d'eau salée près d'Abram-Village constitue un habitat pour plusieurs espèces d'oiseaux, comme le canard noir et le martin-pêcheur d'Amérique. Les terres forestières qui entourent le marais servent quant à elles de zone tampon.

La conservation des marais d'eau salée aide à prévenir les inondations. C'est important à l'Île-du-Prince-Édouard, qui risque de subir les effets du changement climatique plus que d'autres provinces.

Thomas Tremblay, porte-parole de Conservation de la nature Canada

La nouvelle aire protégée près d'Abram-Village fait l'objet d'une « conservation stratégique », selon CNC, puisqu'elle est située près d'une propriété déjà conservée. L'organisme a dans sa mire une autre propriété qui lui permettrait, dit-il, de protéger au complet l'estuaire de la rivière Haldimand.

Le gouvernement fédéral a contribué à l'acquisition du site par CNC à hauteur de 95 000 $ via son Programme de conservation des zones naturelles. Le total de la transaction s'élève à 225 000 $.

« Lorsque nous travaillons ensemble pour la conservation des marais salés rare, comme celui-ci [près d'Abram-Village], nous protégeons la biodiversité et contribuons à faire une différence dans la lutte au changement climatique », a déclaré Robert Morrissey, député fédéral d'Egmont, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Les anciens propriétaires du marais sont deux familles acadiennes de la région Évangéline qui avaient à coeur de protéger l'environnement, selon Thomas Tremblay.

La nouvelle aire protégée est accessible au public.

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