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Naviguer dans les glaces du golfe du Saint-Laurent

Le Bella Desgagnés navigue dans la glace.

La glace perturbe la navigation du navire Bella Desgagnés.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'hiver représente son lot de défis pour le Bella Desgagnés. La présence de glaces dans le golfe du Saint-Laurent complique la desserte maritime de la Moyenne et de la Basse-Côte-Nord. Le capitaine du navire, Philippe Hémart, travaille en étroite collaboration avec la Garde côtière canadienne pour naviguer dans ces conditions difficiles.

Un texte de Laurence Royer

Le capitaine du Bella Desgagnés connaît bien le golfe du Saint-Laurent. Il y navigue depuis une dizaine d'années. Selon lui, les conditions de navigation sont particulièrement difficiles cet hiver.

Les systèmes dépressionnaires sont assez puissants et violents cet hiver, notamment parce qu'on a eu pas mal de bombes météorologiques.

Philippe Hémart, capitaine du Bella Desgagnés
Philippe Hémart, capitaine du Bella-DesgagnésAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Philippe Hémart, capitaine du Bella-Desgagnés

Photo : Radio-Canada

Afin de déjouer les glaces et de réussir à accoster pour approvisionner les villes et villages de la Moyenne et de la Basse-Côte-Nord, Philippe Hémart doit parfois appeler les brise-glaces de la Garde côtière en renfort.

C'est moi qui fais la demande auprès des brise-glaces au travers du centre de glace et en fonction de la disponibilité des navires, on se donne rendez-vous.

Philippe Hémart, capitaine du Bella Desgagnés

L’évaluation des conditions de navigation demande un travail constant pour le capitaine du Bella Desgagnés. « On prévoit à l'avance et puis on actualise en fonction de notre avancée parce que je vais peut-être rencontrer d'autres problèmes, explique-t-il. Pour éviter de monopoliser un brise-glace, je vais les tenir au courant. »

De son côté, la Garde côtière veille à anticiper les besoins des navires. Selon le capitaine et commandant Stéphane Julien, les brise-glaces se déplacent dans les secteurs critiques afin d'être prêts à répondre à la demande des navires.

Quand on sait qu’il y a des besoins qui peuvent s’en venir […] on va se déplacer dans le secteur parce qu’on sait qu’il y a de fortes chances qu’on ait besoin de nos services.

Stéphane Julien, capitaine et commandant à la Garde côtière canadienne
Stéphane Julien est capitaine et commandant à la Garde côtière canadienne.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Stéphane Julien est capitaine et commandant à la Garde côtière.

Photo : Radio-Canada

La Garde côtière canadienne est sensible aux horaires et aux obligations des navires auxquels elle vient en aide, indique Stéphane Julien. « Le Bella Desgagnés livre des marchandises aux communautés de la Côte-Nord, dit-il. Il faut qu’il arrive dans un temps prescrit, il ne peut pas arriver trois semaines plus tard. Les gens attendent après les fournitures. »

Même avec l’aide d’un brise-glace, le Bella Desgagnés est parfois incapable d'accoster dans certains ports.

Le vent crée une pression sur la glace, la glace va s’accoter sur la côte et la glace se compresse, crée des crêtes de pression. Dans ces conditions, même le brise-glace n’est pas capable d’avancer seul, donc encore moins avec un navire.

Stéphane Julien, capitaine et commandant à la Garde côtière canadienne

La prolongation hivernale de la desserte du Bella Desgagnés doit se terminer le 4 février.

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