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Financement des emplois d'été : des organismes religieux dénoncent l'obligation d'être pro-choix

Le pasteur Ronald Rust, de l'église Pentecotiste Trinity, à LaSalle.

Le pasteur Ronald Rust, de l'église Pentecotiste Trinity, à LaSalle, se sent incapable de signer le formulaire de demande de subvention.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des groupes religieux dénoncent les changements au programme d'emplois d'été du gouvernement fédéral, dont le but avoué est d'empêcher ceux qui militent contre l'avortement d'avoir accès à des subventions.

« Les lignes directrices et le formulaire de demande d’Emplois d’été Canada violent les libertés fondamentales des organismes confessionnels », écrivent plus de 80 représentants de groupes religieux dans une déclaration commune envoyée aux médias jeudi.

Le pasteur Ronald Rust, de l’église pentecôtiste Trinity, à LaSalle, se sent incapable de signer le formulaire de financement qu'il doit remplir d’ici le 2 février. Le programme du gouvernement fédéral lui permet pourtant d’embaucher trois étudiants chaque été pour mener différents projets à terme, dont un camp de jour.

C'est que pour avoir accès aux subventions, les organismes doivent maintenant non seulement attester qu’ils créeront des emplois, mais aussi « que leur mandat principal est conforme aux droits de la personne au Canada, y compris les valeurs sous-jacentes à la Charte canadienne des droits et libertés ainsi que d’autres droits ».

Ce qui fait tiquer le pasteur Rust, c'est l'obligation d'adhérer au droit à l'avortement. Il lève les yeux au ciel lorsqu'il lit dans le formulaire que ces droits incluent « les droits des femmes » et les « droits en matière de procréation ».

« Si on coche [ce critère] , c'est comme si on est en train de perdre des droits […] le droit à l'expression et la liberté religieuse », explique-t-il.

C'est cette idée de nous forcer à être conformes à une valeur qui n’est pas la nôtre, pour avoir de l'argent qu'on devrait avoir. Pourquoi nous imposer une telle restriction?

Ronald Rust, pasteur de l’église pentecôtiste Trinity

La ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’oeuvre et du Travail, Patricia Hadju, a défendu ce mois-ci l’approche du gouvernement et dit travailler avec les organisations confessionnelles pour leur faire comprendre que les demandes qu’elles déposeront ne seront pas automatiquement rejetées.

« Le fait qu'un organisme est affilié à une religion ne constitue pas en soi une inadmissibilité à ce programme », souligne par ailleurs le guide du demandeur disponible sur le site Internet du programme.

Avec des informations de Tamara Alteresco

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