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Saint-Apollinaire en quête d'eau potable

Saint-Apollinaire multiplie les forages pour trouver une nouvelle source d'eau potable.

Saint-Apollinaire multiplie les forages pour trouver une nouvelle source d'eau potable.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Avec une population grandissante, Saint-Apollinaire multiplie les forages pour trouver de nouvelles sources d'eau potable. Si aucune solution n'apparaît, la municipalité devra peut-être freiner son développement résidentiel et industriel.

Un texte de Marc-Antoine Lavoie

La municipalité possède présentement six puits connectés à son réseau d’aqueduc. Un septième sera bientôt raccordé.

Si ces sources d’eau sont suffisantes pour approvisionner les quelque 6000 résidents de Saint-Apollinaire, elles ne permettent pas de maintenir la moyenne de développement de 150 unités résidentielles par année.

« On sait très bien que Saint-Apollinaire est en plein développement. Autant le commercial et l'industriel qui s'en vient. On ne veut pas interrompre le développement », souligne la directrice générale de la municipalité, Martine Couture.

Un foreur opère la machinerie pour trouver de l'eau potable.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Quelques forages ont été infructueux depuis le début des recherches.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

La recherche d’eau potable est devenue une priorité. Un montant de 120 000 $ a été réservé dans le dernier budget pour effectuer des forages, ce qui est trois fois plus qu’en 2016.

Recherches difficiles

Quelques forages ont été infructueux depuis le début des recherches. Le sous-sol en Chaudière-Appalaches ne contient pas de formation géologique capable de fournir des débits d’eau intéressants.

« C'est de l'ordre [de] 35 [à] 50 gallons par minute. Il y a des régions au Québec qui sont davantage favorisées où on pourrait facilement aller chercher 200 à 300 gallons par minute en un seul puits », explique l’hydrogéologue engagé par la municipalité, Renald McCormack.

On n’aura jamais la chance d'avoir des unités géologiques qui fournissent une centaine de gallons par minute par puits. Ça serait utopique de penser ça ici.

Une citation de : Renald McCormack, hydrogéologue et président d'Envir'eau puits
L'hydrogéologue et président d'Envir'eau puits, Renald McCormack.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'hydrogéologue et président d'Envir'eau puits, Rénald McCormack.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

L’hydrogéologue estime qu’au moins trois autres puits doivent être aménagés pour permettre à Saint-Apollinaire de poursuivre son expansion et d'attirer de nouveaux joueurs dans son parc industriel.

Autres options

Si les forages ne sont pas concluants, la municipalité de Saint-Apollinaire devra se tourner vers d’autres options.

Un branchement avec le réseau de Lévis, qui puise son eau dans la rivière Chaudière, ou le traitement de l’eau de surface sont des scénarios envisagés.

Un puits à Saint-Apollinaire.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un puits à Saint-Apollinaire

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

M. McCormack croit toutefois que la poursuite des forages est l’option la plus économique pour Saint-Apollinaire.

« Il n'y a pas de cours d'eau de disponible à proximité. De plus, traiter l'eau de surface c'est beaucoup plus coûteux que traiter l'eau souterraine », conclut-il.

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