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Une Estrienne thérapeute en chef de l’équipe médicale du Canada aux JO de Pyeongchang

Une Estrienne thérapeute en chef de l’équipe médicale du Canada aux JO de Pyeongchang
Radio-Canada

À 15 jours de l'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang, Guylaine Boutin est fébrile : la Bromontoise y agira à titre de thérapeute en chef pour Équipe Canada. Son rôle : voir au bon déroulement des services de physiothérapie en Corée du Sud pour les athlètes canadiens.

Un texte de Brigitte Marcoux

Enseignante à l’École de réadaptation de l’Université de Sherbrooke, Guylaine Boutin a donné son dernier cours à ses étudiants cette semaine avant son grand voyage. La physiothérapeute s'envolera vendredi pour la Corée du Sud où elle sera en mission importante.

« J'ai eu un rôle très administratif jusqu'ici. Je devais déterminer tout ce qu'on doit apporter sur place pour bien desservir les athlètes », explique-t-elle.

Une fois sur place, la tâche sera colossale. « Notre matériel est déjà arrivé. Donc, ça va être de monter la clinique et d'être un leader pour les autres thérapeutes », ajoute-t-elle.

Le thérapeute en chef voit à la bonne gestion du déroulement de la clinique et aussi à traiter les athlètes qui vont venir nous consulter.

Guylaine Boutin

Elle n'en sera pas à sa première expérience olympique : elle était à Sotchi en 2014 et à Rio en 2016.

Originaire de Sudbury en Ontario, elle a toujours rêvé de se rendre aux Jeux olympiques. « J'ai fait du patinage artistique pendant plusieurs années et j'avais le potentiel pour me rendre loin. Mes parents n'avaient pas les moyens de payer pour la compétition de haut niveau, alors le projet a été abandonné. J'étais triste, mais c'est là que j'ai trouvé un autre moyen d'y arriver. »

Guylaine Boutin est enseignante à l’École de réadaptation de l’Université de Sherbrooke à la Faculté de médecine et des sciences de la santé.Guylaine Boutin est enseignante à l’École de réadaptation de l’Université de Sherbrooke à la Faculté de médecine et ses sciences de la santé. Photo : Radio-Canada

Elle a décidé de combiner sa passion pour le sport à sa profession de physiothérapeute. « J'ai fait différents jeux développementaux comme les Jeux du Canada, les Jeux du Commonwealth. On peut être embauché par une équipe nationale comme le ski alpin par exemple, et on peut voyager comme thérapeute avec une fédération sportive; et quand les Jeux olympiques arrivent, on est appelé à accompagner l'équipe », explique Guylaine Boutin.

Dans mon cas, c'est le Comité olympique canadien qui m'a sélectionnée pour faire partie du noyau de l'équipe pour desservir l'ensemble des athlètes. Donc, si quelque chose arrive à la physiothérapeute de l'équipe de ski, on est appelé à prendre la relève.

Guylaine Boutin

« À ma première opportunité à Sotchi, j'ai même hésité à y aller, un peu parce que c'était dernière minute, et c'est sûr qu'avec les autres obligations familiales et le travail, je me posais comme question : "Est-ce que j'ai le droit comme maman de partir pendant autant de temps?" Les membres de ma famille étaient les premiers à dire : "Oui! Vas-y!" » J'ai senti que tout le monde était derrière moi, que ce soit ma famille, mes collègues ou mes patrons.

Principales expériences de travail de Guylaine Boutin en lien avec des compétions sportives :

  • Jeux olympiques d’été de Rio (2016)
  • Jeux olympiques d’hiver de Sotchi (2014)
  • Jeux universitaires mondiaux de Tapei à Taïwan (2017)
  • Jeux du Commonwealth de Sydney en Australie (2006)
  • Jeux de la Francophonie du Liban (2009)
  • Jeux de la Francophonie du Niger où elle a été thérapeute en chef (2005)
  • Jeux universitaires mondiaux d’été à Daegu en Corée du Sud (2003)
  • Jeux du Canada (1995)
  • Jeux de la Francophonie à Paris (1994)

Guylaine Boutin adore le contact avec les athlètes. « J'aime l'adrénaline que ça peut apporter. J'aime être derrière l'athlète pour l'aider à bien performer. »

La thérapeute quitte ses étudiants cette semaine, mais ils la suivront de près pendant ces Jeux. « J'espère que je peux être un modèle pour eux et qu'ils se disent que je vais me retrousser les manches et que si on travaille, ils pourront se rendre là aussi un jour. »

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