•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le pont de glace artificiel ne sera pas fabriqué au Yukon

vue d'ensemble de Dawson et du fleuve ouvert
Le fleuve Yukon traditionnellement gelé à cette période de l'année demeure ouvert devant la petite ville pour la deuxième année de suite. Photo: Radio-Canada / Claudiane Samson
Radio-Canada

Après avoir dépensé 120 000 $ et y avoir consacré une semaine de travail, le Yukon a décidé de mettre fin à la construction d'un pont de glace pour relier la ville de Dawson à celle de West Dawson.

« On savait que Mère Nature allait être capricieuse », dit le ministre de la Voirie et des Travaux publics, Richard Mostyn.

Le territoire a entamé le projet à la fin du mois de décembre à l’aide d’une technologie qui permet de pomper de l'eau qui est ensuite projetée sous forme de neige sur le cours d’eau.

Mardi, M. Mostyn a indiqué que le canon à neige réussissait à fabriquer un seul mètre de glace par jour. À ce rythme, il faudrait compter trois mois pour être en mesure de franchir la rivière Yukon, large de 90 mètres.

La semaine dernière, le mercure à Dawson a grimpé au-dessus de zéro.

Le ministre dit que le gouvernement territorial tentera de répéter l’expérience, mais pas avant l’hiver prochain.

La météo n’a pas coopéré… On n’avait pas assez de temps pour réussir l’expérience.

Richard Mostyn, ministre de Voirie et des Travaux publics du Yukon

Il dit que les ingénieurs pourraient commencer à projeter la neige dès novembre 2018 afin de profiter de la formation de glace qui a lieu plus tôt dans la saison.

Le gouvernement du Yukon entretient d’habitude une route de glace pour traverser la rivière à Dawson. À peu près 100 personnes vivent à West Dawson, sur l'autre rive de la rivière Yukon, et dépendent de ce pont.

Jesse Cooke, résident de West Dawson depuis 2013, est « extrêmement déçu ».

Il dit qu’en achetant sa maison, il s’attendait à ce qu’il y ait deux périodes de l’année, le printemps et l’automne, durant lesquelles la traversée serait impossible.

« Je ne sais pas si je vais pouvoir vendre cette maison, déplore-t-il. Personne ne va acheter cet endroit sans un pont. Nous sommes coincés. »

Transports

Politique