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La Nouvelle-Écosse va abolir les conseils scolaires élus, sauf le conseil francophone

Zach Churchill.

Zach Churchill, ministre néo-écossais de l'Éducation, le 24 janvier 2018 à Halifax.

Photo : La Presse canadienne / Darren Calabrese

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse suivra les recommandations du rapport Glaze et abolira sept de ses huit conseils scolaires élus.

Le seul qui est épargné est le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP), le seul de langue française en Nouvelle-Écosse.

Mardi, Avis Glaze, éducatrice et experte des systèmes éducatifs, avait présenté un rapport qui recommandait l’abolition des sept conseils scolaires anglophones, qu’elle décrivait comme « confus » et chargés de responsabilités « imprécises ». Elle soulignait que les membres des conseils scolaires sont trop souvent nommés d'office, en raison du manque de candidats.

Le gouvernement McNeil a fait savoir mercredi qu’il acceptait « l’esprit » et les objectifs du rapport Glaze. Il procédera à la dissolution des sept conseils scolaires élus anglophones et créera un conseil consultatif provincial.

Le gouvernement promet que l’argent économisé par la dissolution des conseils scolaires sera en grande partie réinvesti dans le système d’éducation. Il compte « renforcer la participation locale » à travers les actuels comités d’école consultatifs (School Advisory Councils, ou SACs), dont les responsabilités seront augmentées.

Hank Middleton répond aux journalistes.
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Hank Middleton, président de l’Association des conseils scolaires de la Nouvelle-Écosse, le 23 janvier 2018 à Halifax.

Photo : Radio-Canada / Peter Dawson

La question de la force des voix représentant les intérêts des communautés se trouve au coeur de l’argument en faveur du maintien des conseils scolaires élus.

Mardi, après avoir pris connaissance du rapport Glaze, Hank Middleton, le président de l’Association des conseils scolaires de la Nouvelle-Écosse, faisait part de son inquiétude.

« Je ne pense pas que le système d’éducation organisé [à partir] des bureaux d’Halifax puisse répondre aux besoins qui existent » dans une province « si diverse », disait-il.

«  »

— Une citation de  Hank Middleton, président de l'Association des conseils scolaires de la Nouvelle-Écosse

Avis Glaze faisait en revanche valoir que le taux de participation aux élections scolaires était très faible. Les électeurs, ajoutait-elle, semblent désintéressés et ignorent souvent qui sont leurs commissaires élus ou les rôles de ceux-ci.

Avis Glaze
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Avis Glaze le 23 janvier 2018.

Photo : CBC

Tel que recommandé par Mme Glaze, les directeurs des conseils scolaires porteront désormais le titre de « directeurs généraux régionaux » et relèveront directement du sous-ministre de l'Éducation.

Plus de responsabilité aux enseignants dans le choix du matériel

Le gouvernement répond également aux recommandations de Mme Glaze en accordant aux enseignants et aux directeurs la liberté de sélectionner leurs propres manuels scolaires et matériels d’apprentissage afin de mieux répondre aux besoins de leurs élèves.

La province décide de muter les spécialistes du soutien à l'enseignement, tels les tuteurs et les mentors, hors des bureaux régionaux d'éducation pour les affecter aux salles de classe quatre jours par semaine. La cinquième journée serait réservée à la planification.

Les directeurs d’école et les directeurs adjoints seront retirés du Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse, mais le gouvernement affirme vouloir protéger « leurs salaires, leurs pensions de retraite et leurs avantages sociaux ».

Le gouvernement prévoit créer un Conseil provincial des enseignants qui agirait comme une association professionnelle autoréglementée.

Enfin, le gouvernement répond au rapport Glaze en disant vouloir s’assurer que les voix des Micmacs et des Afro-Néo-Écossais soient entendues aux échelons supérieurs du système d’éducation.

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