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Hochelaga, terre des âmes, un beau film qui laisse froid

Le film « Hochelaga, terre des âmes », de François Girard

Une scène du film « Hochelaga, terre des âmes », de François Girard

Photo : Max Films

Radio-Canada

Attendu depuis plusieurs mois, Hochelaga, terre des âmes est sorti au Québec le 19 janvier. Dans leurs critiques sur ICI Radio-Canada Première, René Homier-Roy et Georges Privet recommandent le film impressionnant de François Girard, mais regrettent l'absence d'émotions.

Le voilà enfin! Si François Girard avait accordé plusieurs entrevues en 2017, au moment des célébrations du 375anniversaire de Montréal, pour parler de son film, les spectateurs ont dû patienter jusqu’en 2018 avant de voir sur grand écran cette évocation des origines de la métropole. Entre-temps, Hochelaga, terre des âmes a été choisi pour représenter le Canada aux Oscars, mais n'a pas été sélectionné parmi les finalistes.

Tant d’attente en valait-elle la peine? Oui et non. Dans son émission Culture Club, diffusée samedi, René Homier-Roy n’a pas caché son admiration pour la réalisation, parlant d’un « film extrêmement impressionnant ».

L’animateur met notamment de l’avant le travail de reconstitution. L’action d’Hochelaga, terre des âmes débute de nos jours, au cours d’un match de football où survient un affaissement de terrain. L'incident permet de remonter dans le temps, à quatre époques différentes (en 1276, en 1535, en 1687 et en 1837), où il est question du village d’Hochelaga, centre de Montréal.

Cet important projet de François Girard, qui disposait d’un budget de 15 millions de dollars, a été salué par Georges Privet, vendredi, à Médium large.

On se plaint très souvent, avec raison à mon avis, du manque d’ambition des films québécois. Là, il y en a un qui a des moyens, avec une véritable ambition, un véritable projet, formel, artistique, et je dirais même historique : trouver un sens à cette ville, aux générations qui ont défilé, à notre rapport avec les Autochtones.

Georges Privet

Toutefois, à écouter les deux critiques, on peut avancer que si la raison est satisfaite, le cœur peine à s’emballer. René Homier-Roy résume en une phrase ses réserves.

C’est un très, très, très bon film, auquel il manque ce qui, à mon avis, au cinéma, est l’essentiel : l’émotion.

René Homier-Roy

Pour George Privet, ce défaut revient souvent dans les films de François Girard, chez qui « le conceptuel l’emporte ». À l’entendre, les personnages du film se contentent d’être « des portemanteaux pour les idées qu’ils véhiculent ».

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