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Des marches interdites tournent à l'affrontement en République démocratique du Congo

Des policiers arrêtent des manifestants pendant que le reste de la foule s'enfuit.

Les policiers congolais sont intervenus pour disperser les marches d'opposition au président Kabila.

Photo : Reuters / Kenny Katombe

Radio-Canada

Des manifestations pacifiques pour réclamer le départ du président Joseph Kabila ont dégénéré, dimanche, en République démocratique du Congo (RDC). Des affrontements avec les forces de l'ordre ont fait au moins 6 morts et 49 blessés.

Les forces de sécurité ont tiré à balle réelle et ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les opposants au président. Tous les morts ont été répertoriés dans la capitale, Kinshasa.

Le gouvernement avait même coupé Internet et les communications par messages textes pendant la nuit pour dissuader les rassemblements, ce qui n’a pas retenu des fidèles de marcher dimanche. Il faut dire que les rassemblements de la sorte sont interdits depuis des incidents lors de manifestations anti-Kabila à l'automne 2016.

Un peu partout au pays, des églises catholiques et des militants avaient appelé les Congolais à descendre dans la rue pour demander au président Kabila de confirmer qu’il ne sera pas candidat pour un troisième mandat, ce qui lui est interdit par la Constitution.

Son deuxième mandat s’est terminé en décembre 2016, ce qui avait déjà donné lieu à des manifestations ayant fait aussi plusieurs morts dans la capitale.

En déplacement au Pérou, le Pape François a demandé aux autorités congolaises de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter plus de violence au milieu des manifestations antigouvernementales meurtrières.

Renfort des Casques bleus

Une cinquantaine de Casques bleus armés se sont par ailleurs interposés, dimanche, entre des manifestants, repliés dans une église de la capitale, et les forces de l’ordre. Ils s’étaient repliés après avoir tenté de marcher dans les rues de Kinshasa, rameaux à la main. L’ONU avait promis de déployer des observateurs pour faire état de cas éventuels de violences ou de violations des droits humains.

« Ce déploiement de Casques bleus nous empêche de faire correctement notre travail », a lancé un responsable de la police congolaise devant des journalistes. Au total, 94 personnes ont aussi été arrêtées.

L'accord pour mettre fin aux manifestations prévoyait la libération de prisonniers politiques ainsi que des élections fin 2017. La commission électorale a cependant renvoyé ces élections au 23 décembre 2018.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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