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D’autres affiches racistes à venir à l’Université du Nouveau-Brunswick

Un des bâtiement de UNB.

Des affiches aux propos racistes ont été placardées sur les murs de l'Université du Nouveau-Brunswick, à Fredericton.

Photo : CBC/Daniel McHardie

CBC

Un groupe nationaliste se dit responsable des affiches prônant la suprématie blanche qui ont été placardées dans des facultés de l'Université du Nouveau-Brunswick (UNB), à Fredericton. Le président du groupe affirme qu'il faut s'attendre à voir d'autres affiches du genre, mais refuse d'identifier la personne chargée de les installer.

Le groupe National Socialist Canadian Labour Revival Party rassemble 37 membres sur Facebook. La plupart sont basés en Ontario, mais une publication anonyme suggère qu’un d’entre eux habite au Nouveau-Brunswick. Le groupe affirme que sa campagne contre UNB a été provoquée par une « propagande anti-européenne ».

Mardi matin, les étudiants de UNB ont commencé leur journée en découvrant une douzaine d’affiches arborant des propos racistes. Elles ont été enlevées dès que possible, mais la sécurité en a retrouvé une autre douzaine dès le vendredi suivant.

L’Ontarien Michael Thurlow dit être le président du National Socialist Canadian Labour Revival Party. Selon lui, il faut s’attendre à voir d’autres affiches du genre à UNB, mais refuse d’identifier la personne chargée de les placarder.

Une photo en noir et blanc de l'homme de l'Ontario. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Michael Thurlow se dit le fondateur et président du National Socialist Canadian Labour Revival Party.

Photo : Facebook : Michael Thurlow

Il assure que le groupe ne promeut pas le racisme. Dans une entrevue avec CBC, il a toutefois expliqué que le Canada avait été bâti par ses ancêtres européens et qu’il était entre de « passer dans d’autres mains ».

Utiliser ces affiches comme outil d'enseignement

Un professeur de UNB, Matthew Sears, a discuté de ces affiches en classe avec les étudiants. Plusieurs de ses collègues ont fait de même, afin de s’assurer que tout le monde sur le campus était préparé à faire face au contenu haineux envers les autochtones arboré sur les affiches.

On ne peut pas prétendre que ce genre de discours n’existe pas.

Matthew Sears, professeur à l'Université du Nouveau-Brunswick, à Fredericton

Le professeur se dit ébranlé par les événements, mais suggère toutefois de les utiliser comme une occasion d’en apprendre davantage sur l’histoire des Premières nations, plutôt que de se concentrer sur le message raciste du groupe.

L’association étudiante de l’université dénonce aussi ces affiches. « Nous devons rester unis et montrer notre support aux étudiants étrangers et autochtones », soutient Haley MacIsaac, vice-président de l’organisation.

La police de Fredericton et UNB continuent d’enquêter sur ces affiches. Déjà à l’automne, des affiches semblables étaient apparues sur des campus de UNB et de l’Université St. Thomas.

Nouveau-Brunswick

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