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Prévenir le suicide chez les jeunes Autochtones

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Des jeunes lèvent la main.

De jeunes autochtones ont assisté à des ateliers de prévention du suicide dans la Première Nation Dakota Standing Buffalo, en Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des ateliers se sont déroulés jeudi et vendredi dans la Première Nation de Dakota Standing Buffalo, située à 80 km au nord-est de Regina, afin de prévenir le suicide chez les jeunes Autochtones.

D'après les informations du coroner de la Saskatchewan, il y a eu plus de 500 suicides dans les Premières Nations de la province depuis 2005. Plus de la moitié des victimes avaient moins de 30 ans.

Si, la première journée, jeudi, les adultes étaient visés par les ateliers, vendredi, c'était au tour de ceux qui représentent l'avenir de la communauté. Les ateliers se sont tenus dans le centre de santé de la réserve.

Des élèves de la prématernelle à la 9e année y ont notamment participé. Andrew Bear, qui a été membre d’un gang de rue et a animé un des ateliers, tente de montrer qu’il est possible de surpasser les problèmes de santé mentale.

« J'essaie de montrer aux plus jeunes générations comment se responsabiliser », explique-t-il. Le travailleur social et conférencier note aussi l'importance de prendre le temps d’écouter les jeunes individuellement.

Le long combat contre l’intimidation

« Les jeunes de notre communauté sont régulièrement victimes d'intimidation, ce qui entraîne des problèmes d’estime de soi et de santé mentale », affirme Cindy McArthur, intervenante auprès du Centre de santé de la Première Nation de Dakota Standing Buffalo.

Caleb Lavallee, élève de 9e année, dit que le suicide représente un grand problème dans les Premières Nations à travers le Canada. Il confie qu’il sait « davantage comment réagir lorsqu’il fait face à de l’intimidation ».

Une élève de 8e année, Zoey Tawiyaka, souligne quant à elle que l’atelier d’Andrew Bear en a aidé plusieurs à surmonter la dépression. « C'est tout de même un long combat parce que l'intimidation est très présente dans notre école », ajoute-t-elle.

Le Centre de santé compte organiser des ateliers similaires au cours des prochains mois, et demeurer à la disposition des résidents pour briser l’isolement généré par les problèmes de santé mentale.

Selon les informations de CBC

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