•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le virement automatisé du Supplément de revenu garanti critiqué

Des aînés assis dans un couloir passent un bon moment.

Des aînés dans une résidence pour personnes âgées.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le réseau FADOQ dénonce le fait que des milliers d'aînés canadiens admissibles au Supplément de revenu garanti ne reçoivent toujours pas leur prestation mensuelle, et ce, malgré l'automatisation du virement par le gouvernement du Canada.

Un texte de Olivier Roy Martin

Depuis le 9 janvier, des milliers de Canadiens qui passent le cap des 65 ans reçoivent automatiquement le Supplément de revenu garanti (SRG), une prestation mensuelle non imposable pour les personnes âgées à faible revenu.

Le directeur général de la FADOQ, Dany Prud’homme, croit qu’il s’agit d’une « demi-victoire », puisqu’environ 400 000 aînés canadiens admissibles à cette prestation ne la reçoivent toujours pas parce qu'ils ont célébré leur soixante-cinquième anniversaire avant 2018 et qu'ils n'ont pas rempli le formulaire pour l'obtenir.

L’analphabétisme ou encore le simple fait de ne pas connaître le Supplément de revenu garanti font partie des facteurs qui expliquent pourquoi des aînés ne remplissent pas le formulaire.

Les personnes âgées les plus défavorisées admissibles au SRG qui ne le réclament pas « se retrouvent à avoir à peu près 10 000 $ par année », explique Dany Prud’homme.

« Le Supplément de revenu garanti, au maximum dans ce cas-là, représente tout près de 7 000 $. Donc 17 000 $ versus 10 000 $ pour vivre, on s’entend qu’on crève de faim avec ça ».

On s’entend qu’on crève de faim avec ça.

Une citation de : Dany Prud'homme, directeur général de la FADOQ

Des statistiques datant de 2013 indiquent que 1 000 aînés sur la Côte-Nord étaient éligibles au supplément de revenu garanti, mais ne remplissaient déjà pas le formulaire pour y avoir accès.

Le directeur général de la FADOQ, Dany Prud'homme, ne comprend pas pourquoi le gouvernement tente de joindre les aînés admissibles par téléphone pour les inscrire plutôt que de le faire automatiquement.

« Les [données financières] de ces gens sont déjà toutes dans le système fédéral. On n'a pas besoin de les contacter; qu'on les embarque dans l'automatisation. Première constatation », déclare Dany Prud’homme.

« Deuxième constatation, si on parle du Québec, 40 000 personnes [touchées] environ, ça va prendre du temps, ça va coûter de l'argent. »

Un porte-parole du ministère responsable du Supplément de revenu garanti soutient qu'il est impossible d'avoir accès aux données pour le versement automatique à tous les prestataires.

Au maximum, 17 000 aînés admissibles au SRG au Canada vont passer le cap des 65 ans chaque mois et recevoir automatiquement leur versement.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !