•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Vérif : les chèques du gouvernement, logique ou électoraliste?

Une main tenant un crayon signe un chèque.

Les chèques doivent servir à l'achat de fournitures scolaires.

Photo : iStock

Radio-Canada

Chaque famille québécoise va recevoir, dès la fin de janvier, un montant de 100 $ par enfant pour l'achat de fournitures scolaires. Mais la distribution de ces chèques coûte combien à administrer? Aurait-on collectivement fait des économies en accordant simplement un crédit d'impôt aux parents d'enfants d'âge scolaire?

Un texte de Vincent Maisonneuve et Nathalie Lemieux

Ces questions, elles nous viennent de Serge Blais, de Montréal. « Je me demande combien coûte l’émission des chèques de 100 $ promis par le gouvernement aux parents d’élèves et combien on aurait économisé si le gouvernement n’était pas venu le chercher dans nos poches? », demande-t-il.

À partir de cette année, Québec va envoyer aux familles un montant de 100 $ par enfant pour l’achat de fournitures scolaires. Pour l’année scolaire 2017-2018, la mesure est rétroactive, c’est pourquoi les familles reçoivent un premier montant dès la fin du mois de janvier. Ensuite, les 100 $ par enfant seront envoyés en juillet et en août, soit juste avant la rentrée scolaire.

Pour chaque chèque envoyé, Québec doit débourser 0,77 $. Mais des chèques, l’État québécois en envoie de moins en moins. Une forte majorité de Québécois privilégient le paiement direct. De cette façon, ils reçoivent l’argent plus vite. En plus, ça coûte moins cher à l’État. Chaque paiement direct ne coûte que 0,04 $ au gouvernement.

  • 97 000 chèques x 0,77 $ = 74 690 $
  • 596 000 dépôts directs x 0,04 $ = 23 840 $

En sachant cela, l’envoi des 100 $ par enfants prévu à la fin janvier va coûter un peu moins de 100 000 $ à administrer. 100 000 $ des frais d’émission pour une mesure estimée à 112 millions de dollars. C’est moins de 0,1 % des coûts du programme.

En plus, le montant de 100 $ pour les fournitures scolaires devrait, à l'avenir, être intégré au programme de Soutiens à l’enfance. Un programme universel dans lequel on verse déjà un montant à toutes les familles québécoises. Autrement dit, le versement de l’argent destiné à l’achat de fournitures scolaires va s’ajouter au montant que le gouvernement verse déjà aux familles.

Ajouter une ligne dans le rapport d’impôt n’aurait pratiquement rien coûté à l'État.

Cependant, il faut noter qu’en recevant un chèque – ou un paiement direct – avant la rentrée, les parents ont accès à l’argent au moment d’acheter les fournitures scolaires. Avec un crédit d’impôt, les parents doivent débourser pour l’achat de fournitures scolaires et attendre une dizaine de mois pour obtenir un remboursement.

C’est certain que d’émettre un chèque ou faire un dépôt direct offre une belle visibilité au gouvernement en place. Mais au-delà de la politique et des stratégies électoralistes, il y a aussi une raison logique de le faire.

Si comme M. Blais vous avez une question, écrivez-nous à laverif@radio-canada.ca (Nouvelle fenêtre).

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Politique provinciale

Politique