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Puigdemont se voit très bien diriger la Catalogne de Bruxelles

Image d'un écran géant où était projeté dans les rues de Barcelone le discours de Carles Puigdemont en direct de Bruxelles.
Le soir des élections du 21 décembre 2017, les partisans et les médias regardaient Carles Puigdemont faire son discours en direct de Bruxelles en Belgique. Photo: Reuters / Albert Gea
Reuters

L'ancien président catalan Carles Puigdemont ne voit pas pourquoi il ne pourrait pas diriger de nouveau la Catalogne à partir de son exil bruxellois.

Je suis membre du Parlement [de la Catalogne], donc parfaitement apte à être élu président. De nos jours, de nombreux grands projets sont conduits avec les nouvelles technologies.

Carles Puigdemont, en entrevue à Catalunya Radio

Les partisans de Carles Puigdemont, poursuivi en Espagne pour rébellion, sédition et détournements de fonds, ont proposé qu'il dirige la région par liaison vidéo, ce qui a valu au dirigeant séparatiste, de la part de ses adversaires, le sobriquet de « président hologramme ».

Les deux partis séparatistes catalans, Junts per Catalunya (Ensemble pour la Catalogne) et Gauche républicaine de Catalogne (Esquerra Republicana de Catalunya, ERC), ont conservé, avec l'apport des indépendantistes de la Candidature d'unité populaire (CUP), une faible majorité absolue en sièges à l'issue des élections anticipées du 21 décembre (70 élus sur 135).

Ils se sont entendus la semaine dernière pour tenter de faire réélire Puigdemont, réfugié en Belgique depuis la fin octobre.

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a prévenu que Madrid continuerait à diriger la Catalogne si Carles Puigdemont reprenait ses fonctions tout en restant en exil à Bruxelles.

« Il est absurde que quelqu'un souhaite devenir président du gouvernement régional catalan en tant que fugitif à Bruxelles. C'est une affaire de bon sens », a-t-il déclaré à propos de la possibilité que Carles Puigdemont dirige la région par Skype.

« Il ne sera pas président »

Interrogé vendredi par Reuters, le porte-parole de son gouvernement, Inigo Mendez de Vigo, a assuré que le dirigeant séparatiste ne retrouverait pas son poste de président de l'exécutif catalan.

« Il ne sera pas président, a-t-il dit. Cela ne se produira pas. »

Mendez de Vigo a ajouté que Madrid était prêt à prolonger la mise en œuvre de l'article 155 de la Constitution, qui a permis à Rajoy de suspendre l'autonomie de la Catalogne.

De même, il a indiqué que si le blocage politique persistait, de nouvelles élections régionales auraient lieu. « Ce n'est pas ce que nous souhaitons, mais c'est ce qui se produira si [les séparatistes] agissent en dehors de la loi. »

Outre Carles Puigdemont, quatre responsables et députés indépendantistes ont fui à Bruxelles et trois autres sont en détention préventive en Espagne pour leur rôle dans l'organisation du référendum d'autodétermination du 1er octobre jugé illégal par le pouvoir central et la justice espagnole.

L'élection du président de l'exécutif régional incombe au Bureau de l'assemblée. Il a été composé mercredi dernier et quatre de ses sept membres viennent de formations indépendantistes. Il dispose désormais de dix jours ouvrables pour préparer le vote, prévu donc le 31.

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