•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

C Series : Bombardier réalise des progrès pour sa chaîne de montage en Alabama

Un avion de la C Series en démonstration au salon aéronautique du Bourget, en France.
Un avion de la C Series en démonstration au salon aéronautique du Bourget, en France Photo: La Presse canadienne / AP/Francois Mori
La Presse canadienne

Toujours en train de finaliser son partenariat avec Airbus, Bombardier dit avoir réalisé des progrès « significatifs » depuis la fin décembre en vue de la construction d'une ligne d'assemblage de la C Series à Mobile, en Alabama.

C'est ce qu'indique l'avionneur québécois dans un document signé par des avocats et déposé cette semaine auprès de la Commission internationale du commerce des États-Unis (USITC), qui évalue si la C Series a bel et bien porté préjudice à Boeing.

« [Bombardier] a effectué des visites sur le terrain et poursuit sa planification, conformément avec les autorités réglementaires, pour l'exploitation d'une ligne d'assemblage américaine », peut-on lire.

Il s'agit d'une des mises à jour effectuées par Bombardier sur son alliance avec Airbus à la demande de la USITC, qui s'intéresse également aux discussions entre l'avionneur de Chicago et Embraer en vue d'un partenariat ou d'une acquisition.

La ligne d'assemblage de la C Series prévue dans les installations américaines d'Airbus constitue, selon l'avionneur québécois, un moyen de soustraire sa famille d'avions à d'éventuels tarifs à la frontière.

Selon le document, elle devrait s'inspirer des installations de Mirabel. On indique également que l'entreprise a identifié les équipements nécessaires à Mobile, en Alabama, en plus d'avoir commencé à élaborer un plan pour l'embauche de travailleurs.

De nombreux détails du document déposé par Bombardier ont été caviardés. La construction de la ligne d'assemblage aux États-Unis devrait coûter 300 millions de dollars américains et de 400 à 500 personnes devraient y travailler.

La USITC devrait trancher le 25 janvier quant à savoir si la vente de 75 CS100 à Delta Air Lines en 2016 a porté préjudice à Boeing et à sa famille d'appareils 737 MAX 7.

Si c'est le cas, les C Series exportés au sud de la frontière devraient être frappés de droits compensatoires et antidumping finaux de 292,21 % déterminés par le département du Commerce le mois dernier.

À plus d'une reprise, Boeing a affirmé que cette ligne d'assemblage aux États-Unis constituait une ruse et que Bombardier n'avait pas véritablement l'intention d'aller de l'avant avec ce projet.

Peu de détails

De son côté, Boeing se montre discrète sur ses échanges avec Embraer, réitérant que la C Series rivalise directement avec ses avions 737-700 et le 737 MAX 7 dans le segment des appareils pouvant transporter de 100 à 150 passagers.

« Les jets régionaux d'Embraer [ne concurrencent] pas [Boeing] et ils ne le feront pas », indique le géant de Chicago dans son document.

Les échanges entre Boeing et Embraer avaient été révélés le 21 décembre dernier, après les audiences qui s'étaient déroulées devant l'organisme américain et auxquelles ont notamment participé Bombardier, Boeing, Delta ainsi que des représentants du gouvernement canadien.

Dans ses observations déposées auprès de la USITC en décembre, Bombardier avait évoqué la thèse selon laquelle Boeing voulait écarter la C Series du marché américain afin de favoriser les appareils d'Embraer.

Les trois versions des E-Jets E2 du constructeur brésilien, qui doivent entrer en service à compter de cette année, permettraient à Boeing de concurrencer directement la C Series.

Ces appareils d'Embraer ne figurent pas dans la plainte déposée par Boeing, puisque leur portée est inférieure aux quelque 2900 milles nautiques cités par l'avionneur américain.

Industrie aérospatiale

Économie