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Des maisons de jeunes de l'Outaouais peinent à desservir leur clientèle

Les souliers d'adolescents

Des jeunes qui se rassemblent

Photo : soumis par Caitlin Wood

Radio-Canada

Des maisons de jeunes de l'Outaouais ont de la difficulté à joindre les deux bouts. Elles ne sont toutefois pas les seules dans cette situation. Le Regroupement des maisons des jeunes du Québec demande au gouvernement québécois de remédier au sous-financement chronique des différents établissements.

À la maison de jeunes Mashabo, de Sainte-Cécile-de-Masham, dans la municipalité de La Pêche, la directrice générale Aline Lesage explique que son établissement a une mission plus importante que les maisons en milieu urbain, en raison du manque de services pour les jeunes.

Cette maison située en milieu rural offre un programme pour les 6 à 12 ans et un autre pour les 12 à 17 ans.

Souvent, nos jeunes vont vivre de l'isolement. Parce qu'il n'y a pas de services de transport, nos jeunes n’ont pas beaucoup de ressources à leur disposition.

Aline Lesage, directrice générale de la maison Mashabo

La maison Mashabo fait un peu de tout, indique Mme Lesage. « En travaillant les habiletés sociales, on fait de la prévention en toxicomanie, en tabagisme, en sexualité. »

La photo montre un calendrier tout en couleurAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La programmation de janvier 2018 de la maison des jeunes Le Mashabo

Photo : Facebook / Le Mashabo

Financement par projet

Les maisons de jeunes n'obtiennent pas de financement de base du gouvernement. Elles doivent développer des projets et soumettre ces projets pour avoir du financement.

« C'est beaucoup d'énergie, c'est beaucoup d'efforts à faire », dit Mme Lesage.

Le Regroupement des maisons des jeunes du Québec estime que chaque établissement reçoit en moyenne entre 65 000 $ et 70 000 $ par année du gouvernement pour couvrir tous les frais, entre autres les salaires et le loyer.

C'est peu, dit Mme Lesage, et cela ne permet pas de retenir le personnel qualifié. Les gens viennent acquérir de l'expérience, puis qui s'en vont, dit-elle.

« Un meilleur financement nous permettrait de garder notre personnel et de construire avec eux et d'offrir d'autres services », indique Mme Lesage.

Par ailleurs, quand un projet est refusé, « c'est des heures qu'on ne peut pas offrir aux jeunes », souligne la directrice générale

On a dû diminuer [dans le passé] les heures d'ouverture qu’on pouvait offrir aux 6-12 ans par manque de financement.

Aline Lesage, directrice générale de la maison Mashabo

Adojeune de Gatineau

Les établissements en milieu urbain vivent aussi ce genre de défis. Mais ils ont parfois plus d'appuis de leur communauté.

La photo montre les trois maisons Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les trois maisons d'Adojeune, à Gatineau

Photo : Courtoisie / Adojeune

Adojeune, à Gatineau, liste plus de quarante bailleurs de fonds et partenaires dans leur dernier rapport annuel. Un de ces bailleurs de fonds importants, c'est la Ville de Gatineau.

« Ils nous offrent des projets, ils nous subventionnent, c'est sûr que ça nous apporte beaucoup, le partenariat avec la Ville de Gatineau », souligne la coordonnatrice d'Adojeune, Marie-Pierre Harvey.

Ce partenariat a permis entre autres à Adojeune d'aménager des coins lecture dans ces trois maisons « pour inviter à lire les jeunes qui ne sont pas nécessairement portés à aller à la bibliothèque ».

Avec les informations de la journaliste Josée Guérin. Pour écouter son reportage à l'émission Sur le vif, cliquez ici.

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