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Affaire Wettlaufer : 17 groupes et particuliers pourront participer à l’enquête publique

Photo d'Elizabeth Wettlaufer, menottée
L'ex-infirmière Elizabeth Wettlaufer est escortée à l'extérieur du palais de justice à Woodstock, après avoir reçu sa peine. (archives) Photo: La Presse canadienne / Dave Chidley

Une victime survivante, des proches des ainés assassinés et des organisations militantes et du domaine de la santé ont reçu la permission de participer à l'enquête indépendante sur les centres de soin de longue durée. L'ex-infirmière, Elizabeth Wettlaufer, purge une peine de prison à vie pour avoir tué huit résidents dans des foyers en Ontario.

Dans sa décision rendue jeudi, la commissaire, Eileen Gillese, a précisé que la survivante, Beverly Bertram ainsi que les familles et les amis de victimes, organisés en trois groupes, pourront convoquer des témoins et les interroger.

« Étant donné leurs connaissances directes des crimes et de leurs circonstances, leur participation contribuera à l’ouverture et à la transparence des audiences », affirme la commissaire dans sa décision.

Pour leur permettre de participer à l'enquête publique, Eileen Gillese a recommandé que le gouvernement les aide financièrement.

La province, l’organisme de réglementation des infirmières et les établissements dans lesquels Elizabeth Wettlaufer a tué ses victimes ont aussi reçu l’autorisation de participer à l’enquête.

Aileen Gillese a également accepté la participation de plusieurs organisations qui opèrent dans le système des centres de soin de longue de durée, de médecins, d’infirmières et de cliniciens.

En tout 50 demandes avaient été soumises à la commissaire. Eileen Gillese a notamment rejeté celles de sept personnes dont les proches résident dans des centres de soin de longue durée et de 10 personnes qui ont travaillé dans de tels établissements. Selon elle, ces personnes ne sont pas directement touchées par l’affaire et leurs points de vue seront sans doute exprimés par ceux qui participeront à l'enquête. Elles pourront aussi faire des déclarations écrites.

La chef du Nouveau Parti démocratique de l'Ontario, Andrea Horwath, a toutefois regretté leur exclusion. « Il est maintenant plus clair que jamais qu’on laisse tomber les familles et que l’enquête Wettlaufer n’est pas adéquate », a-t-elle affirmé.

Eileen Gilesse, une juge de la Cour d’appel de l’Ontario, devrait entendre des témoins à partir du mois de juin prochain et doit produire un rapport d’ici juillet 2019.

Avec les informations de La Presse canadienne

Toronto

Justice et faits divers