•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un hôpital ontarien admet ne pas avoir été « un lieu sûr » pour ses patients transgenres

La facade du bâtiment est illuminée, et on peut y voir deux grandes affiches blanches.

L'hôpital Hôtel-Dieu Grace de Windsor

Photo : Photo offerte par l'Hôpital régional de Windsor

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'hôpital Hôtel-Dieu Grace de Windsor admet ne pas avoir été réceptif aux besoins des personnes transgenres, mais assure maintenant travailler à mieux accueillir les individus transgenres qui cherchent à recevoir des soins médicaux.

« Il est arrivé qu'un individu qui s'identifie comme un homme ait été forcé de recevoir des soins destinés aux femmes, et vice versa », a admis la présidente-directrice générale de l'hôpital, Janice Kaffer.

Cette déclaration survient alors que le Centre d'accueil pour les femmes de Windsor indique devoir venir en aide à un nombre accru de personnes transgenres.

« Ce n'est pas qu'ils sont plus nombreux au sein de la population itinérante, ils étaient toujours là, mais ils se sentent enfin suffisamment à l'aise et en sécurité pour faire appel à notre service », a expliqué la directrice générale du centre, Lady Laforet.

C'est difficile de se remettre en question et de s'interroger sur nos propres privilèges.

Une citation de : Lady Laforet, directrice générale du Centre d'accueil pour les femmes de Windsor

Certains d'entre eux ont vécu de mauvaises expériences auprès d'autres refuges. C'est notamment le cas d'un homme transgenre que le centre a pu aider grâce à son partenariat avec l'organisation W.E. Trans Support, qui vient en aide aux personnes transgenres dans le comté de Windsor-Essex.

Une partie de l'augmentation des demandes d'aide est d'ailleurs due à ce partenariat et à son caractère unique.

W.E. Trans Support est la seule organisation de soutien aux personnes transgenres dans la région qui a été fondée et est dirigée par une personne transgenre.

Jayce Carver sourit à la caméra.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jayce Carver, directrice générale de WE Trans Support,

Photo : CBC/Stacey Janzer

L'organisme offre également différentes formes de thérapie ainsi que des services d'orientation et de références.

« Par exemple, on examine les formulaires pour s'assurer que le nom à privilégier et le nom légal soient tous deux sur le document, et que la question de l'identité sexuelle soit posée sous forme de question ouverte, pour que les gens puissent s'identifier comme ils le veulent », a expliqué la directrice de l'organisation, Jayce Carver.

Actuellement, W.E. Trans Support compte 35 dossiers actifs, mais les appels continuent d'augmenter, et certains proviennent même de l'étranger.

Plus de formation pour le personnel médical

À l'hôpital Hôtel-Dieu Grace, les responsables ont pris la décision de rendre leur institution plus réceptive à la communauté transgenre. Ils ont donc contacté Mme Carver, et ont pris certaines mesures pour sensibiliser leur personnel.

Comment respectons-nous les droits de chaque individu pour nous assurer que nous répondons à ses besoins d'une manière appropriée et sensible?

Une citation de : Janice Kaffer, présidente-directrice générale de l'hôpital Hôtel-Dieu Grace

« Nous rencontrons Jayce et des membres de son équipe pour qu'ils examinent certaines de nos pratiques et de nos politiques », a indiqué Janice Kaffer, qui fait maintenant partie du conseil d'administration de Fierté Windsor.

L'hôpital n'a pas observé une hausse du nombre de patients transgenres, peut-être en partie parce que l'hôpital ne comptabilise pas ces visites.

« Nous travaillons à changer cela », a indiqué la présidente.



Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !