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Dénoncé de nouveau par sa fille adoptive, Woody Allen nie les allégations d'agression sexuelle

 Woody Allen au Festival de Cannes en 2015

Woody Allen au Festival de Cannes en 2015

Photo : Reuters / Regis Duvignau

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Woody Allen a rejeté à nouveau jeudi les allégations d'abus sexuels de sa fille adoptive Dylan Farrow, interrogée jeudi matin sur la chaîne américaine CBS. Le réalisateur accuse la famille Farrow de « profiter cyniquement » du mouvement anti-harcèlement pour relancer des propos qu'il juge discrédités.

Le nouveau démenti du réalisateur a été envoyé à l'AFP par son agente au moment où CBS diffusait sa longue entrevue avec Dylan Farrow. La jeune femme, âgée de 32 ans, relance ces accusations qui remontent à 1992.

Les principales déclarations de Dylan Farrow à CBS This Morning

Attention : certains détails explicites pourraient choquer

«  J’aimais mon père. Je le respectais. Il était mon héros. Évidemment, ça ne diminue en rien ce qu’il a fait, mais ça rend sa trahison et la blessure encore plus intenses.  »

«  [Le 4 août 1992], j’ai été emmenée par mon père dans un petit grenier, dans la maison de campagne de ma mère, dans le Connecticut. Il m’a ordonné de m’allonger sur le ventre et de jouer avec le train de mon frère. Il s’est assis derrière moi, dans l’embrasure la porte et, pendant que je jouais avec le train, j’ai été agressée sexuellement.  »

«  Si j’étais encore cette enfant de 7 ans, je dirais qu’il a touché mes parties intimes. […] En tant que femme de 32 ans, [je dirais] qu’il a touché mes lèvres vaginales et ma vulve avec son doigt.  »

«  À chaque fois, ma mère m’a seulement encouragée à dire la vérité. Elle ne m’a jamais manipulée.  »

«  [Woody Allen] ment et il ment depuis tellement longtemps.  »

(Par Radio-Canada, avec CBS)

« La première fois que cette accusation a été faite il y a plus de 25 ans, elle a fait l'objet d'une investigation complète » d'agences spécialisées dans la protection de l'enfance dans le Connecticut et à New York, a répondu Woody Allen, qui n'a jamais été poursuivi.

« Les deux [États] ont enquêté pendant des mois et conclu, de façon indépendante, qu'il n'y avait jamais eu d'abus. Elles ont considéré au contraire qu'il était probable qu'une enfant vulnérable avait été entraînée à raconter cette histoire par une mère en colère durant une acrimonieuse séparation », a souligné Woody Allen. Il a ajouté que le frère aîné de Dylan, Moses, avait alors indiqué avoir été témoin des efforts de leur mère Mia Farrow pour convaincre Dylan que leur père était « un dangereux prédateur sexuel ».

« Cela semble avoir marché, et tristement, je suis sûr que Dylan croit vraiment ce qu'elle dit », a ajouté Woody Allen.

Les accusations de Dylan Farrow ont refait surface ces dernières semaines dans le sillage du mouvement anti-harcèlement #MoiAussi et de l'organisation Time's Up créée dans son sillage par 300 femmes d'Hollywood.

Plusieurs acteurs et actrices ont depuis pris leurs distances avec Woody Allen, comme Mira Sorvino, Greta Gerwig ou Timothée Chalamet qui ont dit regretter d'avoir travaillé avec lui récemment.

Chalamet, vedette du dernier opus de Woody Allen qui doit sortir cette année A Rainy Day in New York, a indiqué qu'il ferait don de ses revenus pour ce film à l'organisation Time's Up.

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