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Deuxième siège social d'Amazon : Toronto, seule ville canadienne finaliste

Un bout d'emballage en carton avec un grand logo d'Amazon imprimé dessus.
Une boîte de livraison d'Amazon Photo: Reuters
Radio-Canada

Toronto est la seule ville canadienne sélectionnée, parmi 238 candidatures, par le géant américain Amazon comme site potentiel de son deuxième siège social.

La Ville Reine figure au nombre de 20 villes finalistes :

Carte de couleur verte montrant les 20 villes choisies.Agrandir l’imageLa carte des 20 villes finalistes. Photo : Amazon

C'est donc dire que les candidatures de Montréal, d'Ottawa, de Vancouver, de Windsor-Détroit et de Sault-Ste-Marie notamment n'ont pas été retenues.

Ça a été très difficile de passer de 238 villes candidates à 20. Toutes les propositions montraient de l'enthousiasme et de la créativité.

Amazon

Amazon n'a pas donné de détails sur la façon dont la compagnie est arrivée au choix de ces finalistes.

Parmi ses critères de sélection initiaux : une région de plus d’un million d'habitants disposant d’une main-d’oeuvre spécialisée et d’un emplacement assez grand pour un siège social de jusqu’à 740 000 mètres carrés, et ce, à moins de 45 minutes d’un aéroport international.

Un projet énorme

Photo des tours de Toronto vues à travers une fenêtre qui a le logo Amazon.Le centre-ville de Toronto vu des bureaux de la compagnie dans la métropole canadienne. Photo : Radio-Canada / Claudine Brulé

Amazon a chiffré son projet de second siège social, qui s'ajouterait à celui de Seattle, à 5 milliards de dollars américains. Par ailleurs, la compagnie fait miroiter la création de 50 000 emplois dans la ville choisie.

De son côté, l'Ontario dit mettre de l'avant la qualité de sa main-d'oeuvre et le cosmopolitisme de Toronto, plutôt que des subventions, pour séduire le géant américain.

La plus grande force de l'Ontario est sa population et c'est précisément ce que j'ai dit au PDG d'Amazon, Jeff Bezos.

Kathleen Wynne, première ministre de l'Ontario

L'ancien banquier Ed Clark, qui a été nommé à la tête de la Régie des alcools de l'Ontario (LCBO), continuera à chapeauter la candidature de Toronto.

Le maire John Tory s'engage à travailler dur pour promouvoir la candidature de la Ville Reine. Selon lui, la région présente un bassin unique de talents, une qualité de vie, du dynamisme et une économie forte.

On s'est rendus en séries éliminatoires.

John Tory, maire de Toronto

Effet Trump

Pour sa part, l'entrepreneur en télécommunications Anthony Lacavera « doute fortement » que Toronto soit choisie.

L'administration Trump a été très claire quant à ses attentes sur la création d'emplois aux États-Unis et le rapatriement des emplois délocalisés à l'étranger.

Anthony Lacavera, entrepreneur

Amazon doit annoncer la ville gagnante plus tard cette année.

Montréal boudée

Dans sa proposition de plus de 150 pages, l'organisme Montréal International, mandaté pour piloter le dossier, vantait notamment la main-d'oeuvre qualifiée de la métropole dans le secteur des technologies de l'information, de vastes emplacements disponibles pour répondre aux besoins du géant américain, les infrastructures de transport en commun ainsi que les nombreux crédits d'impôt et incitatifs fiscaux proposés par le gouvernement québécois.
Le président-directeur général de Montréal International, Hubert Bolduc, s'était rendu en personne à Seattle en octobre dernier afin de déposer en mains propres le dossier de candidature de la région métropolitaine.

Avec les informations de La Presse canadienne

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