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Le combat contre les algues dans le lac Winnipeg n'a pas eu les résultats escomptés

À Hecla, au Manitoba, les eaux du lac Winnipeg tirent sur le vert en raison d'une récente prolifération d'algues.

À Hecla, au Manitoba, les eaux du lac Winnipeg tirent sur le vert en raison d'une récente prolifération d'algues.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les efforts coûteux visant à réduire la prolifération de cyanobactéries dans le lac Winnipeg en contrôlant la quantité d'azote qui s'écoule dans l'eau pourraient avoir peu ou aucun effet, selon les résultats d'une étude qui a duré plusieurs dizaines d'années.

Les chercheurs qui travaillent dans la région des lacs expérimentaux dans le nord-ouest de l'Ontario ont mené une expérience sur un seul lac à partir de 1969.

Ils ont examiné les rôles des éléments nutritifs comme le carbone, le phosphore et l'azote pour contrôler la prolifération d'algues qui nuisent aux économies locales.

En 1990, les chercheurs ont complètement coupé le flux d'azote tout en maintenant le flux artificiel de phosphore dans le lac.

Ils ont constaté que, presque 25 ans après que le flux d'azote a été coupé, la taille et la durée de la prolifération sont restées en grande partie les mêmes.

Les efforts visant à réduire les éléments nutritifs qui se déversent dans le lac Winnipeg ont été axés sur l'élimination du phosphore et de l'azote. En 2003, le gouvernement du Manitoba a ordonné à la Ville de Winnipeg de moderniser les installations de traitement des eaux usées afin de réduire les débits sortants des deux éléments nutritifs.

Le coût de la modernisation de la station d'épuration des eaux usées du quartier North End est maintenant estimé à 1,4 milliard de dollars.

Le fait de se concentrer sur la réduction du phosphore serait une meilleure approche, selon Scott Higgins, l'auteur principal de cette étude, qui a été publiée en décembre dans le journal Ecosystems.

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