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L’achat de brise-glaces fournirait 300 emplois à la Davie

Une section du pont du brise-glace NGCC Des Groseilliers

Un marin sur le pont du brise-glace NGCC Des Groseilliers, de la Garde côtière canadienne

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les négociations entre la Garde côtière canadienne et le chantier Davie pour l'acquisition de quatre brise-glaces vont s'amorcer vendredi matin. Une entente permettrait à l'entreprise de Lévis de fournir du travail à 300 employés pour les deux prochaines années.

Un texte de Louis Gagné

De passage à Québec jeudi, le premier ministre Justin Trudeau a confirmé que son gouvernement souhaitait s’entendre avec la Davie afin de pallier la pénurie de brise-glaces de la Garde côtière, comme le révélait Radio-Canada la veille.

« On entre en négociations, mais on pense qu’on va pouvoir trouver une solution », a affirmé le premier ministre en entrevue à l’émission Première heure.

Une première rencontre est prévue à 9 h vendredi matin entre la commissaire de la Garde côtière, Jody Thomas, et des représentants de la Davie.

« Le travail qui se fait à Davie est de grande qualité, les travailleurs sont excellents et on a besoin de brise-glaces pour la Garde côtière. »

— Une citation de  Justin Trudeau, premier ministre du Canada

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Le premier ministre Justin Trudeau lors d'une entrevue.

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

Le premier ministre souligne que le gouvernement fédéral est « axé sur les besoins de la Garde côtière » et regarde comment combler ces besoins « à un prix responsable pour les contribuables ».

Projet Resolute

Dans le cadre de son projet intitulé Resolute, le chantier Davie propose de convertir quatre brise-glaces qui se trouvent en Europe et en Floride et de les louer à la Garde côtière.

Selon le porte-parole de l’entreprise, Frédérik Boisvert, l’ouverture du gouvernement fédéral est une « très bonne nouvelle au plan financier ».

« Il y aura des travaux de conversion qui sont prévus sur les brise-glaces, dépendamment des prérequis qui seront demandés par le gouvernement du Canada. Donc, tout ça risquerait de créer du travail pour environ deux ans et donner pour environ 300 emplois au chantier. »


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Frédérik Boisvert, porte-parole du chantier Davie

Photo : Radio-Canada

Le porte-parole mentionne que le fédéral semble « très sérieux dans sa volonté d’aller de l’avant très rapidement avec les brise-glaces ».

« On parle de montants, encore une fois, très importants. Donc l'avenir regarde bien pour Davie. »

— Une citation de  Frédérik Boisvert, porte-parole du chantier Davie

Bonne nouvelle pour les travailleurs

Le début des pourparlers avec la Garde côtière a été bien accueilli par les ouvriers de la Davie. Le délégué syndical Nicolas Samson fait toutefois remarquer que la conclusion d’une entente ne suffira pas à rappeler l’ensemble des travailleurs qui ont été mis à pied avant les Fêtes.

« Je suis content, je vais avoir une nouvelle à leur donner, mais j’aimerais leur dire : "On va tous vous ramener les 800." Ça, ça nous garantit de la job pour 350, 400 gars », a réagi le représentant syndical.

Frédérik Boisvert abonde dans le même sens. Il mentionne que le chantier demeure à l’affût des occasions qui se présentent au Canada et à l’international.

Contrats de la Marine

La Davie lorgne notamment le contrat de renouvellement des frégates de la classe Halifax de la Marine royale canadienne.

L’entreprise de Lévis aimerait également obtenir un second contrat pour la conversion d’un porte-conteneur en navire ravitailleur, toujours pour les besoins opérationnels de la Marine.

Le chantier a embauché une équipe de lobbyistes à Ottawa afin de convaincre le gouvernement fédéral de lui octroyer de nouveaux contrats.

Avec les informations de Stéphanie Tremblay

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