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Des primes d'assurance habitation augmentent en raison des désastres naturels

Maisons inondées à Gatineau

Inondations à Gatineau (archives)

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Les résidents risquent de payer plus cher leur prime d'assurance en raison des désastres naturels, comme les inondations du printemps dernier. Certains ont déjà reçu des factures plus salées qu'en 2017.

La facture d'une résidente du secteur Hull à Gatineau, Sandrine Sparfel, a essuyé récemment une augmentation d'une centaine de dollars, soit un bond de 17 % en un an.

Selon son assureur, La Personnelle, cette augmentation s'explique par la hausse des réclamations causées par les dégâts d'eau. Mais Mme Sparfel n'a fait aucune réclamation l'an dernier et elle vit dans un quartier situé loin des zones inondables.

« Il semblerait qu'il n'y ait pas de bonne raison [...] Je pense que c'est un peu poussé », s'est-elle désolée.

La recrudescence des phénomènes météorologiques extrêmes, incluant les inondations, pousse les assureurs à revoir leurs primes et à ajouter des clauses à leurs contrats.

Ainsi, Assurances Desjardins a ajouté une « garantie inondation causée par le débordement d'une étendue d'eau » tandis qu'Intact Assurance couvre maintenant les dégâts causés par la crue des eaux.

Ces changements ne sont pas surprenants, selon le Bureau des assurances du Canada (BAC), puisque le risque d'inondation n'était pas couvert avant mars 2017.

« Si l'assureur a offert une protection additionnelle pour couvrir les inondations, c'est normal qu'il y ait un prix. Si [les clients] ne sont pas satisfaits de la prime, je les invite à magasiner », a déclaré la responsable des affaires techniques du BAC, Line Crevier.

Cet été, le BAC indiquait que les résidents de la Colombie-Britannique et de l'Alberta risquaient eux aussi de payer plus cher leurs primes d'assurance à la suite des feux de forêt.

D'après un reportage de Jérôme Bergeron et Claudine Richard

Ottawa-Gatineau

Assurances