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Le CISSS veut rassurer la population sur la qualité des soins en Abitibi-Témiscamingue

Yves Desjardins, PDG du centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT)

Yves Desjardins, PDG du centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT)

Photo : Radio-Canada / Vincent Desjardins

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Abitibi-Témiscamingue, Yves Desjardins, a répondu, mercredi après-midi, à la sortie médiatique de la Fédération interprofessionnelle de la santé.

Un texte de Jocelyn Corbeil et Claude Bouchard

Les deux organisations se sont retrouvées dans une guerre de chiffres, sur le taux de temps supplémentaire réalisé par les infirmières, sur l'épuisement du personnel et sur la qualité des services, entre autres.

Yves Desjardins avait affirmé à un média de la région que le temps supplémentaire représentait 1 % de la masse salariale de la région. Un peu plus tôt cette semaine, la Fédération interprofessionnelle de la santé a affirmé que le PDG du CISSS diffusait des informations inexactes et parlait plutôt d'un taux de temps supplémentaire de 2,7 %.

Or, Yves Desjardins précise qu'il faisait référence aux heures supplémentaires obligatoires, ce qui n'est pas la même chose.

« On ne parle pas de la même affaire. [D'un côté], on parle du temps supplémentaire, de l'autre, on parle du temps supplémentaire obligatoire », différencie le dirigeant du CISSS.

Il affirme que ces statistiques sont répertoriées à partir de la paie des employés. « On n'a pas le chiffre exact. Si nous on ne l'a pas, ça veut dire qu'il n'y a pas de code dans ta paie pour dire : "Oui, c'est un TSO [temps supplémentaire obligatoire]". Si on n'a pas ça à l'intérieur de notre paie, je pense que la FIQ n'a pas plus ce chiffre-là », estime-t-il.

Pénurie de main-d'oeuvre : changer de message

Une professionnelle de la santé est appuyée contre un mur dans un couloir d'hôpital.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une employée épuisée au travail

Photo : iStock

Yves Desjardins a dit que son organisation souhaitait augmenter le nombre de postes permanents du personnel infirmier et réduire les temps partiels. Il a mentionné que la pénurie de main-d'œuvre qui touche l'Abitibi-Témiscamingue frappe aussi le milieu de la santé et a voulu rassurer la population.

« Je tiens à rassurer la population. Moi, j'ai confiance à l'ensemble de notre personnel. Je suis conscient que c'est difficile, mais notre personnel donne tout son cœur, son âme, son énergie pour donner de bons services. »

— Une citation de  Yves Desjardins, président directeur général du CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue

Yves Desjardins souligne que son organisation a pour objectif de s'assurer que le temps supplémentaire obligatoire ne soit pas une pratique courante et veut éventuellement l'éliminer.

Il croit que les employés et les syndicats peuvent, de leur côté, avoir un discours plus positif sur l'organisation pour favoriser le recrutement. « J'étais à Montréal, les deux derniers jours et les gens de Montréal disaient : " moi je suis infirmière, je suis sans emploi, mais je ne m'en vais pas en Abitibi, ça n'a pas de bon sens ce qui se passe là-bas ". Donc là, il faut changer le courant, changer le message parce qu'on ne s'aide pas nous même dans le recrutement », croit Yves Desjardins.

Négociations syndicales

Yves Desjardins a aussi mentionné que son organisation était en négociation avec les différents syndicats pour réduire le nombre de conventions collectives de 26 à 4.

D'ailleurs, différents syndicats ont assisté au point de presse de monsieur Desjardins et se sont dits déçus.

La présidente régionale de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), Carole Gendron.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La présidente régionale de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), Carole Gendron.

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

La présidente de la FIQ-CISSAT, Carole Gendron, souhaite rencontrer rapidement la direction. Elle veut également la fin du temps supplémentaire obligatoire pour les infirmières. « Arrêtez d'en demander, arrêtez d'obliger, faites des structures de poste qui sont beaucoup plus avantageuses pour les gens, arrêtez de mettre l'imputabilité d'un hôpital sur le dos de ses salariés », implore-t-elle.

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