•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Voitures autonomes : peut-être pas aussi vertes qu'on le pense

The Cruise AV is designed to operate safely on its own, with no driver, steering wheel, pedals or other manual controls when it goes on the road in 2019.

Le modèle de voiture autonome proposé par General Motors n'a évidemment pas de volant.

Photo : GM

Radio-Canada

Plusieurs constructeurs automobiles qui se lancent dans le développement des voitures autonomes, ces véhicules sans conducteurs, promettent une réduction des accidents de la route et des émissions de gaz à effet de serre (GES). Il n'est pourtant pas assuré que ces voitures seront plus vertes.

Depuis la création de son Fonds stratégique pour l'innovation en 2016, le gouvernement fédéral a investi des millions de dollars pour moderniser l'industrie automobile.

La plupart des fabricants vantent les mérites de ces voitures sans conducteurs.

Mais certains experts réfutent les prétentions des constructeurs au sujet des émissions de gaz à effets de serre. C'est le cas du professeur en économie de l'environnement à l'Université de Sherbrooke Alain Webster.

« Un véhicule, qu'il soit autonome ou non, ne réglera pas l'enjeu s'il est à combustion. Si ces véhicules sont électriques, là on fait un gain », explique-t-il.

M. Webster soutient que si les véhicules autonomes sont à essence, le ménage moyen émettra quatre tonnes de GES par année, comme c'est présentement le cas avec les voitures traditionnelles.

Voiture stationnée derrière des ministres canadiens.

On peut voir à l'arrière de cette voiture autonome présentée à l'été 2017 une trappe à essence.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Il faut que le véhicule soit électrique. S'il est simplement autonome, on n'a pas fait grand-chose pour l'environnement.

Alain Webster, professeur en économie de l'environnement

Même son de cloche chez Sylvain Dusseault, conseiller stratégique en transport à Coop Carbone, qui a pour mission d'aider à réduire les émissions de GES.

« Il faut faire attention, parce qu'il n'y a rien qui empêche d'installer ces technologies-là sur des véhicules à essence, beaucoup plus énergivores. »

M. Dusseault ajoute toutefois que le retrait du conducteur peut rendre l'utilisation des voitures moins énergivore.

Des mesures incitatives et coercitives des gouvernements, comme des subventions ou des taxes supplémentaires sur certains véhicules, sont nécessaires afin de réduire les émissions de GES, d'après M. Webster.

Industrie automobile

Environnement