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Bibish Mumbu : « Avec le récit, je me permets d’être vraie »

Gros plan sur une femme qui est sur une scène avec fond noir et petites boules de lumière derrière.
L'auteure et interprète Marie-Louise Bibish Mumbu Photo: David Ospina

Parler de soi n'est pas toujours évident. Heureusement, pour Bibish Mumbu, ce n'est plus un défi. « C'est quelque chose que j'ai dépassé et que j'assume totalement », explique l'auteure d'origine congolaise qui, l'an passé, a sélectionné pour le jury du Prix du récit Radio-Canada les meilleurs textes soumis au concours.

Bibish Mumbu est née en 1975 à Bukavu, en République démocratique du Congo, et vit à Montréal depuis 2010. C'est l'amour pour un homme qui l'a amenée au Québec, même si elle précise qu'en fin de compte, « l’amour n’était pas au rendez-vous ».

Les gens viennent et vont. La ville, elle, demeure.

Bibish Mumbu

Qu'à cela ne tienne, elle a transféré cet amour sur la ville, un « lieu de résurrection » où il lui est possible, comme elle le dit dans son spectacle Jusqu’où te mènera Montréal, présenté au Festival TransAmérique (FTA) en 2017, de porter toutes ses identités :

« Femme. Mère. Africaine. Auteure. Noire. Féministe. Monoparentale. Artiste. Travailleuse autonome. Hétéro. Étrangère. Expatriée. Immigrante. Différente. Animatrice. Crépue. Nappy (Natural and happy). Majorité invisible. Minorité visible. Étrange. L’autre. Personne engagée. »

Être vraie

Orpheline de père à 18 ans, Bibish Mumbu explique qu'à travers ses écrits, elle raconte à son père disparu ce qu'elle devient, ses erreurs, ses manques, ses doutes, ses excès et ses folies.

C’est lui [mon père], mon interlocuteur privilégié, mon destinataire. Avec lui, je me raconte!

Bibish Mumbu

Avec le récit, Bibish Mumbu se permet « d'être vraie, autant avec les autres qu'avec [elle-même] », et se « soigne en même temps ».

Quoi de plus percutant qu'une thérapie à grande échelle et pour grand public? 

Une histoire « ne s’explique pas, elle se raconte »

Quand on demande à Bibish Mumbu quels conseils elle donnerait aux candidats pour le Prix du récit, elle élude la question. Pour elle, « une histoire ne s’explique pas, elle se raconte ».

Toutefois, une chose est sûre, il ne faut pas avoir froid aux yeux. « Se dévoiler dans un récit implique d’être prêt à le faire réellement et totalement, sans restrictions. »


Vous aussi, vous avez une histoire vécue à raconter? Participez au Prix du récit Radio-Canada!

Prix du récit : Inscrivez-vous du 1er janvier au 28 février.

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