•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La culture fransaskoise est toujours vivante

Photo de Byrun Boutin-Maloney
Byrun Boutin-Maloney a remporté le concours Chant'Ouest en 2017. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Il y a 25 ans, un professeur de l'Université de Regina, Brian Rainey, se demandait sur nos ondes s'il y avait réellement une culture fransaskoise. Il affirmait, entre autres, qu'à cette époque le nombre de manifestations culturelles était en hausse.

Un texte de Carl Sincennes

Vingt-cinq ans plus tard, un historien et un artiste fransaskois affirment que la culture francophone en Saskatchewan est toujours vivante, même si elle a bien évolué depuis ses débuts modestes, au début du siècle dernier.

Lorsqu'on demande s'il y a une culture fransaskoise à l'artiste en pleine émergence Byrun Boutin Maloney, il s'enthousiasme immédiatement.

On a une belle tradition ici. Ça fait plusieurs générations [qu'on a] travaillé ici pour les arts, pour une culture stimulante. Il y a une belle tradition et une belle relève.

Byrun Boutin-Maloney, artiste

Selon lui, même si la culture fransaskoise est « humble », elle se démarque par son originalité. Il ajoute que, même s'il y a moins d'artistes francophones en Saskatchewan que dans les provinces canadiennes plus populeuses, tout le monde est différent.

Byrun Boutin-Maloney affirme qu'on retrouve souvent les thèmes de la terre et du climat dans les oeuvres fransaskoises.

Une culture fransaskoise en perte de vitesse?

Laurier Gareau pose devant sa bibliothèque personnelle.L'historien Laurier Gareau a vu la culture fransaskoise changé grandement depuis les 25 dernières années. Photo : Radio-Canada / Cory Herperger

Pour sa part, l'historien Laurier Gareau est plus pessimiste. D'après lui, la culture fransaskoise existe bel et bien, mais elle n'est plus ce qu'elle était il y a 25 ans.

Il cite en exemple la Fête fransaskoise qui attirait, selon ses estimations, plus de 1000 personnes dans les années 1990 et qui, maintenant, peine à en attirer 150.

Il croit toutefois que les artistes, particulièrement ceux de la relève musicale, « dépassent ce qui se faisait avant » et se font remarquer sur la scène nationale et internationale.

Cependant, comme communauté, je crois qu'on a perdu ce sens de travailler ensemble.

Laurier Gareau, historien

Il déplore le fait que des artistes comme Mario Lepage et le groupe Ponteix « attirent 300 à 500 personnes à Montréal », mais que « quand tu essayes d'organiser un show avec Mario Lepage à Regina, tu vas avoir 20 personnes dans la salle ».

Il attribue, entre autres, au manque de ressources pour les associations communautaires locales fransaskoises depuis plusieurs années cette perte d'intérêt.

On doit donner les ressources aux organismes communautaires, plutôt que de claquer des milliers de dollars sur des projets de recherche en santé, par exemple.

Laurier Gareau, historien

Laurier Gareau voit tout de même du positif avec le nombre d'inscriptions dans les écoles fransaskoises et d'immersion qui sont à la hausse dans les dernières années. Cela dénote, selon lui, un intérêt des parents pour que les enfants apprennent la langue.

Il aimerait tout de même que leur francophonie « ne se vive pas seulement de 8 h 55 à 15 h 30, à l'école ».

Saskatchewan

Francophonie