•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Confusion au salon funéraire : un corps est incinéré par erreur

L'enseigne du salon funéraire

Des membres de la famille de Sandra Bennett affirment que le salon funéraire de Berwick, propriété de l’entreprise Serenity, a incinéré le corps de cette dernière par erreur.

Photo : CBC

CBC

Une famille en Nouvelle-Écosse est atterrée par des erreurs commises dans un salon funéraire où on lui a présenté deux fois le mauvais corps et incinéré par erreur celui d'un être cher.

« C’est comme une histoire d’horreur », affirme un membre de la famille.

Une enquête est en cours sur « l’erreur » commise le mois dernier au salon funéraire Serenity, à Berwick, confirme Adam Tipert, directeur du conseil des embaumeurs et des entrepreneurs de pompes funèbres.

Sandra Bennett, 65 ans, est morte le 20 décembre à la suite d’une longue maladie. Les visites au salon funéraire et ses funérailles étaient prévues pour le 27 décembre. Mais rien ne s’est déroulé comme prévu.

Il n’a pas été possible d’obtenir des explications du propriétaire du salon, Anthony (Tony) Facey. Son avocat, Bernie Conway, affirme qu’il lui a recommandé de ne pas faire de commentaires. L’avocat a toutefois fourni une brève déclaration écrite dans laquelle il explique que le salon funéraire est fier de ses services et qu’il prend cette affaire au sérieux.

Un mauvais corps portait les vêtements de la défunte

Avant que les visites commencent, le mari de Mme Bennett, Gary, a indiqué au personnel du salon funéraire que le corps dans le cercueil ouvert n’était pas celui de sa femme, expliquent des membres de la famille.

Après discussion, le personnel a retiré le cercueil et en a amené un autre. Il ne contenait toujours pas la dépouille de Sandra Bennett. Il contenait celle d’une autre femme qui portait ses vêtements, selon la famille.

Le second corps a été retiré à son tour. Les membres du personnel ont ensuite expliqué à la famille que le corps de Sandra Bennett avait été incinéré par erreur.

Photographie de famille de Sandra BennettAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sandra Bennett est morte à l'âge de 65 ans à la suite d'une longue maladie.

Photo : Gracieuseté de la famille Bennett

Les membres de la famille ont accepté de se confier à CBC à la condition qu’ils ne soient pas identifiés, par crainte que cela nuise à un possible litige.

Le fils de l’une des personnes présentées par erreur comme étant Mme Bennett a aussi accordé une entrevue à CBC sous le couvert de l’anonymat. Il dit que le salon a accidentellement embaumé sa mère, qui souhaitait plutôt être incinérée, et présenté le corps comme étant celui d’une autre personne.

Selon lui, le salon a informé sa famille de l’erreur quatre jours après le jour prévu pour les funérailles de Mme Bennett. Sa mère a quand même été incinérée en fin de compte comme elle le souhaitait, dit-il, mais il ne comprend pas pourquoi le salon a attendu quatre jours pour informer sa famille de l’erreur.

Le fils ajoute qu’il est désolé pour la famille de Sandra Bennett.

Une erreur « presque impossible »

Serenity compte des salons funéraires à Berwick, New Ross, Wolfville et Coldbrook. L’entreprise souligne sur son site web que son crématorium est le seul dans la vallée d’Annapolis.

L’entreprise indique aussi qu’elle sert tous ses clients comme si elle les avait aimés et connus durant toute leur vie.

Dans une foire aux questions sur la crémation, l’entreprise affirme que tous les services de crémation réputés respectent des politiques et procédures rigoureuses pour maximiser la qualité des services et minimiser le risque d’erreur humaine. L’entreprise poursuit que l’emploi d’étiquettes fait en sorte qu’il est presque impossible de recevoir le mauvais corps.

Le cimetière bordé d'arbresAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les cendres de Sandra Bennett reposent dans ce cimetière où sa famille comptait faire enterrer son corps.

Photo : CBC/Yvonne Colbert

Lorsque CBC a communiqué avec le salon à Berwick, lundi, le directeur général a indiqué que son avocat lui avait recommandé de ne pas faire de commentaires. Il a ajouté qu’il était impossible de revenir en arrière, et que l’entreprise attend un appel de l’avocat de la famille de Mme Bennett.

Une situation « très préoccupante »

Les plaintes du public visant les salons funéraires en Nouvelle-Écosse sont traitées par le conseil des embaumeurs et des entrepreneurs de pompes funèbres.

Le salon funéraire a communiqué avec le conseil « immédiatement après avoir découvert sa mésaventure », affirme Adam Tipert. Il qualifie la situation de « très préoccupante » et de « priorité de la plus haute importance » pour le conseil.

Adam Tipert ne savait pas qu’il était question de trois corps dans cette affaire. Le salon funéraire ne lui avait parlé que de deux corps, dit-il.

M. Tipert ajoute qu’il offre ses « sincères condoléances » aux familles, et qu’il est important pour le conseil de comprendre exactement ce qui s’est passé.

Certains salons funéraires en Nouvelle-Écosse ont comme politique d’attendre que le corps soit reconnu par un membre de la famille avant de passer à la crémation, précise Adam Tipert. Il recommande aux familles de faire cette demande à leur salon funéraire si elles choisissent la crémation.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouvelle-Écosse

Justice et faits divers