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Puigdemont appuyé par les deux plus grands partis indépendantistes

 Carles Puigdemont, à Bruxelles
Visé par des poursuites en Espagne, Carles Puigdemont s'est installé en Belgique. Photo: Reuters / Francois Lenoir
Agence France-Presse

Les deux principales formations indépendantistes de Catalogne ont annoncé mardi avoir trouvé un accord pour investir au poste de président régional Carles Puigdemont, installé en Belgique et visé par des poursuites en Espagne.

La liste Ensemble pour la Catalogne (centre droit) et celle de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) « sont d'accord pour soutenir Carles Puigdemont comme candidat à la présidence de la région de Catalogne », ont annoncé les deux partis dans un communiqué conjoint qui ne précise pas si l'accord comprend l'acceptation d'une investiture à distance.

C'est l'option privilégiée par l'ancien président destitué par le gouvernement central, parti en Belgique quelques heures avant son inculpation en Espagne pour rébellion, sédition et détournement de fonds et exposé à un placement immédiat en détention provisoire s'il rentrait en Espagne.

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a toutefois prévenu qu'il n'accepterait pas ce nouveau défi du leader séparatiste depuis la Belgique, et qu'en cas d'investiture « à distance », il ne rendrait pas à la région son autonomie, suspendue de facto après la déclaration d'indépendance unilatérale votée par son Parlement le 27 octobre.

Ce jour-là, Madrid avait dissous le Parlement catalan, destitué le gouvernement régional et convoqué un nouveau scrutin pour le 21 décembre. Mais les séparatistes ont obtenu peu ou prou le même pourcentage de voix (47,5 %) lors de ces élections, et leur majorité de 70 sièges sur 135 au parlement leur permet d'investir à nouveau un président dans leur camp.

L'accord atteint entre les deux listes permet aussi à ERC de garder la présidence du parlement.

L'annonce intervient à la veille de l'ouverture de la législature catalane, avec une première séance au parlement mercredi où les indépendantistes doivent poser les jalons pour l'investiture de Carles Puigdemont prévue à la fin du mois.

Il leur faut pour cela s'assurer du soutien des quatre députés de la CUP (Candidature d'unité populaire, extrême gauche indépendantiste).

Le gouvernement a annoncé qu'il bloquerait toute tentative de Carles Puigdemont et des quatre députés indépendantistes installés aussi à Bruxelles d'agir à distance depuis Bruxelles, soit en votant là la séance initiale mercredi pour choisir le président du parlement, soit plus tard en s'opposant devant la Cour constitutionnelle à la prise de fonction du président destitué.

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