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Moratoire en Chine : Winnipeg toujours sans plan pour ses matières recyclables

Un gros plan d'un entrepôt extérieur de recyclage avec beaucoup de déchets.

Un entrepôt de recyclage près de Pékin

Photo : Reuters / Thomas Peter

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un moratoire en Chine sur les matériaux recyclables de pays étrangers incite une accumulation de déchets dans les dépôts à travers l'Amérique du Nord, dont ceux de la Ville de Winnipeg qui n'a pas encore trouvé de solution pour résoudre ce problème.

« Nous ne sommes pas en train d’appuyer sur le bouton panique, mais nous ne sommes pas à l’abri des impacts non plus. Nous nous trouvons dans le même sac que d’autres villes nord-américaines ; nous devons chercher des solutions », note Brian Mayes, conseiller municipal et président du Comité de la gestion des eaux et des déchets.

La Ville de Winnipeg assure qu’en dépit du moratoire chinois, les camions qui collectent le recyclage continueront à sillonner les rues de la capitale.

La Chine était le principal destinataire de matériaux plastiques et papiers du monde, mais depuis le 31 décembre, le pays a cessé d’accepter presque tous les matériaux provenant de l'étranger après avoir resserré ses critères quant aux niveaux acceptables de matériaux non recyclables ou contaminés dans les ballots.

Winnipeg vend environ 70 % de ses matériaux recyclables en Chine, ce qui rapporte environ 6,5 millions de dollars dans les coffres municipaux.

« Il y aura certainement un impact financier », avoue le conseiller Mayes, qui ajoute que la construction d'un nouveau centre de tri automatisé pourrait faire le tri de plus de matériaux recyclables et aider Winnipeg à trouver de nouveaux marchés.

Un tel projet ne serait opérationnel qu'avant deux ans, précise M. Mayes.

Toutefois, le temps commence à presser, et pas seulement pour Winnipeg. Calgary, par exemple, dispose de 5 millions de kilos de déchets recyclés qui s’amoncellent depuis octobre. Quant à Halifax, la capitale néo-écossaise allait envoyer 300 000 kilos de plastiques minces au dépotoir, mais a ultimement choisi de les incinérer.

Selon les données de Multi-Material Stewardship Manitoba (MMSM), un organisme qui aide à financer les programmes municipaux de collectes des ordures, la Ville de Winnipeg a collecté plus de 59 millions de kilos de matières recyclables en 2016.

Dans un communiqué envoyé mardi, MMSM souligne que les Manitobains devront se concentrer davantage sur le tri de leurs déchets afin de s'assurer que des matériaux non recyclables ne se retrouvent pas dans leurs bacs bleus.

« Nous devons redoubler d’efforts pour réduire ses déchets – qu’ils soient recyclables ou non – en choisissant judicieusement au moment de faire nos achats et en réutilisant autant d’articles que possible », affirme l’organisme.

Entre temps, le conseiller municipal Brian Mayes encourage les Winnipégois à continuer à recycler, tout en indiquant qu’un plan pour faire face à une éventuelle accumulation de matériaux recyclables est en œuvre.

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