•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Agnès Maltais quitte la politique pour « retrouver sa vie »

La députée péquiste Agnes Maltais devant un drapeau du Québec
La députée péquiste Agnès Maltais Photo: The Canadian Press / Jacques Boissinot
Radio-Canada

La députée Agnès Maltais, seule représentante du Parti québécois (PQ) dans la région de Québec, ne sollicitera pas de nouveau mandat lors des prochaines élections générales. Elle en a fait l'annonce mardi après-midi.

Un texte de Louis Gagné

Après 20 ans de politique active, la députée de Taschereau affirme ne plus avoir l’énergie pour continuer son travail avec la même efficacité.

« Je n'ai plus l'énergie pour m'y consacrer à 100 %. Et en bas de 100 %, c'est pas mon style, c'est pas mon genre […] Il faut faire ce métier complètement, intensément, 24 heures sur 24 », a déclaré Mme Maltais au cours d’un point presse à son bureau de circonscription.

Le chef du PQ, Jean-François Lisée, se trouvait à ses côtés.

Je pars parce que je veux récupérer ma vie personnelle, mes soirées, mes fins de semaine.

Agnès Maltais, députée péquiste de Taschereau
Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, et la députée  Agnès Maltais lors d’un point de presse dans le bureau de la circonscription de Taschereau.Le chef du PQ, Jean-François Lisée, et la députée Agnès Maltais Photo : Radio-Canada / Cathy Senay

Vague de départs

L’annonce du départ prochain de la députée de Taschereau survient quelques heures seulement après celles de ses collègues Alexandre Cloutier et Nicole Léger.

Agnès Maltais mentionne que sa décision a été mûrement réfléchie. Elle a informé Jean-François Lisée de son intention de quitter la politique il y a quelques semaines.

La députée voulait attendre encore un peu avant d’en faire l’annonce, mais la pression et les départs de M. Cloutier et Mme Léger ont précipité sa sortie.

Jean-François Lisée a tenu à souligner l’apport d’Agnès Maltais à la société québécoise. Il a notamment vanté son implication pour la culture et l’autonomie des infirmières spécialisée.

Le chef péquiste a également rappelé l’opposition qu’elle a offerte au projet de loi libéral sur le discours haineux. Selon M. Lisée, c’est Agnès Maltais qui a forcé le gouvernement à faire marche arrière dans ce qui représentait à son avis « un danger pour la liberté d’expression ».

Tu as servi le Québec. Tu as servi la liberté d’expression. C’est un combat magnifique et tu as gagné.

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

20 ans de vie politique

Agnès Maltais a été élue pour la première fois sous la bannière du PQ lors des élections générales du 30 novembre 1998, qui avaient reporté la formation souverainiste au pouvoir.

Elle a occupé plusieurs fonctions ministérielles sous les gouvernements de Lucien Bouchard, Bernard Landry et Pauline Marois.

La femme de 61 ans a notamment été ministre de la Culture et des Communications de 1998 à 2001 et ministre du Travail de 2012 à 2014.

Agnès Maltais occupe les fonctions de porte-parole de l’opposition officielle en matière de laïcité et en matière de culture et de communications.

Elle est également responsable des dossiers de la région de la Capitale-Nationale en plus d’être vice-présidente de la Commission de la culture et de l’éducation.

Issue du milieu culturel

Avant de faire le saut en politique, Agnès Maltais a œuvré durant de nombreuses années dans le domaine de la culture, en particulier dans le milieu du théâtre.

Elle a entre autres été directrice générale du Théâtre Périscope (1992-1996), présidente du Conseil de la culture de la région de Québec/Chaudière-Appalaches (1994-1998) et directrice du Théâtre de la Bordée (1996-1998).

Avec les informations de Sébastien Bovet

Québec

Politique provinciale