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Halifax : un conseiller municipal veut bannir les sacs de plastique

Une dame marche en tenant quatre sacs de plastique.

De 125 à 208 millions de sacs de plastique seraient utilisés annuellement dans la municipalité régionale d'Halifax.

Photo : Reuters / Mike Blake

Radio-Canada

Un conseiller municipal d'Halifax croit qu'il est temps que la ville adopte un règlement pour bannir les sacs de plastique.

Tony Mancini, conseiller du district 6, comptait présenter mardi au conseil municipal une motion demandant l’élaboration d’un tel règlement.

De 125 à 208 millions de sacs de plastique sont utilisés annuellement dans la municipalité régionale d’Halifax, selon les données présentées au conseil municipal. À l’échelle provinciale, ce serait entre 300 et 500 millions de sacs par année.

« Montréal le fait, Victoria l’a fait », dit M. Mancini, qui indique que l’interdiction des sacs de plastique pourrait se faire graduellement. Les sacs de plastique légers sont interdits à Montréal depuis le 1er janvier, tandis que Victoria en Colombie-Britannique a adopté une mesure qui doit être mise en place au cours de l’année.

Des matières recyclables envoyées au dépotoir

Halifax fait face à un problème depuis quelques mois. La Chine a interdit au début de 2018 l’importation de plusieurs types de déchets plastiques qui étaient recyclés sur son territoire.

Matières recyclables empilées dans un entrepôt.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des matières recyclables dans un entrepôt de la municipalité régionale d'Halifax en décembre 2017.

Photo : CBC / Mary-Catherine McIntosh

Comme la Nouvelle-Écosse interdit l’enfouissement des matières qui peuvent être recyclées, Halifax a au début du mois acheminé vers un site d’enfouissement hors de la province quelque 300 tonnes de matières plastiques qui s’accumulaient et se dégradaient dans des entrepôts depuis des mois.

Des particules de plastique consommées par les humains

Mark Butler, directeur des politiques au Centre d’action écologique (Ecology Action Centre), à Halifax, se réjouit. « C’est une très bonne chose. C’est la chose la plus responsable que nous puissions faire. »

L’interdiction des sacs de plastique signifie que moins de combustibles fossiles seront utilisés pour leur fabrication, et moins de déchets seront produits.

« C’est mauvais pour la nature et c’est mauvais pour nous », dit M. Butler. « Lorsque des particules microscopiques de plastique se retrouvent dans les produits de la mer, on finit par les manger. »

Tony Mancini dans un couloir.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le conseiller municipal Tony Mancini.

Photo : CBC / Elizabeth Chiu

Le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) préférerait que les gouvernements laissent l’industrie choisir ses propres options pour réduire l’utilisation du plastique. Elle estime aussi que si la voie choisie est d’imposer un tarif sur chaque sac utilisé par un client, cette décision doit venir des détaillants et non du gouvernement.

Au cours des dernières années, certains détaillants ont en effet décidé de ne plus offrir à leurs clients des sacs de plastique pour emporter leurs achats. En revanche, l’imposition de frais pour chaque sac offert au client n’a pas toujours été une initiative couronnée de succès. Par exemple, les marchés d’alimentation Atlantic Superstore étaient revenus sur leur décision, mal accueillie en 2009 par nombre de clients, de faire payer au consommateur 5 cents par sac de plastique.

Un porte-parole du CCCD en Atlantique, Jim Cormier, estime aussi qu’il serait plus simple pour les détaillants qu’une interdiction, si elle doit être imposée, le soit par les instances provinciales, et non à la pièce par les municipalités.

Tony Mancini préfère lui aussi que ce soit le gouvernement provincial qui bannisse les sacs de plastique dans toute la Nouvelle-Écosse. Mais le conseiller croit qu’Halifax n’a pas à attendre une décision provinciale et peut « montrer la voie » à suivre.

Avec les informations de CBC

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