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Cannabis : les comités de parents plaident pour l’âge légal à 21 ans

Gros plan d'un paquet de marijuana

Les travaux sur l'encadrement de la légalisation du cannabis reprendront mardi.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Suspendus depuis plus d'un mois, les travaux en commission parlementaire reprennent mardi à l'Assemblée nationale. Parmi les projets de loi étudiés, celui sur l'encadrement de la légalisation du cannabis suscitera l'attention. La Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) fera notamment part de ses préoccupations quant à l'âge requis pour en consommer.

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

Dans son mémoire, dont Radio-Canada a obtenu copie, la FCPQ estime que la légalisation de la marijuana prévue cet été « aura inévitablement un impact sur les jeunes âgés de moins de 18 ans ». Les nombreux parents consultés au sein de 41 commissions scolaires se disent préoccupés par « les conditions d’apprentissage et de développement personnel de leurs enfants ».

Il ressort de cette consultation et d’une recension de la littérature qu’il serait préférable, selon la FCPQ, que l’âge légal pour consommer du cannabis soit établi à 21 ans. Autrement, les comités de parents craignent que l’augmentation de la disponibilité du cannabis ne contribue au décrochage scolaire des élèves du secondaire.

« Le gouvernement du Québec et particulièrement le ministère de l’Éducation doivent agir de manière rigoureuse et immédiate afin de minimiser les facteurs de risques et de pallier la vulnérabilité des élèves. »

— Une citation de  Extrait du mémoire de la Fédération des comités de parents du Québec

Présentement, le projet de loi prévoit que l’âge minimal soit de 18 ans. La majorité des provinces, dont l’Ontario, l’ont fixé à 19 ans.

Parmi les partis politiques, seule la Coalition avenir Québec défend l’importance de rehausser l’âge légal à 21 ans puisque cette drogue aurait des effets néfastes sur le développement du cerveau.

La ministre libérale de la Santé publique, Lucie Charlebois, a toutefois indiqué à de nombreuses reprises que son gouvernement souhaite d’abord éviter que les jeunes consommateurs se procurent du cannabis sur le marché noir et miser sur la sensibilisation et la prévention.

Distance minimale d’un kilomètre

La FCPQ recommande également au gouvernement d’établir « à au moins un kilomètre la distance légale séparant tout point de vente légal d’une école primaire ou secondaire ».

Le projet de loi ne prévoit aucune norme de la sorte, sinon qu’une distance minimale pourra être imposée par voie de règlement entre un point de vente et un lieu fréquenté par des mineurs ou des personnes vulnérables.

Deux dernières journées

Les consultations en commission parlementaire se terminent mercredi. De nombreuses organisations doivent être entendues pendant ces deux dernières journées, dont des syndicats, les fédérations des chambres de commerce et des commissions scolaires, l’Association des psychiatres du Québec, l’Institut national de santé publique, le Barreau du Québec et la Corporation des propriétaires immobiliers.

Le projet de loi 157 devra être adopté rapidement afin que l’ensemble de l’appareil gouvernemental, ce qui inclut la création de la Société québécoise du cannabis et la mise en place de succursales, soit fin prêt pour la légalisation qui doit avoir lieu à l’été.

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