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La Sûreté du Québec augmente les effectifs de son unité des crimes non résolus

Une voiture de la Sûreté du Québec dans un stationnement.

La Sûreté du Québec veut tirer au clair environ 750 affaires non résolues.

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

La Presse canadienne

La Sûreté du Québec (SQ) frappe un grand coup pour tenter de résoudre de vieilles affaires de meurtre, surtout celles concernant des femmes, des enfants et des personnes âgées.

L'unité des crimes non résolus compte actuellement cinq enquêteurs à temps plein, mais la SQ souhaite que dès les prochains mois, 30 employés s'affairent en permanence à cette tâche, à Montréal et à Québec.

Présentement, l'unité résout seulement quelques affaires de meurtre chaque année, mais la SQ espère que ce taux de réussite augmentera considérablement avec les nouveaux effectifs. Selon la lieutenante Martine Asselin, porte-parole de la SQ, les enquêteurs sont constamment sollicités par de nouvelles affaires criminelles et ils n'ont pas toujours le temps de rouvrir d'anciens dossiers.

Mme Asselin admet que c'est l'affaire de la petite Cédrika Provencher, à Trois-Rivières en 2007, qui a précipité l'ajout d'employés se consacrant exclusivement aux crimes non résolus - même si cette enquête est toujours en cours.

Plusieurs centaines de dossiers en suspens

Le travail ne manquera certainement pas au sein de cette unité : on compte maintenant près de 750 dossiers de crimes non résolus, qui remontent parfois jusqu'à 1960, souligne Mme Asselin. À sa création en 2004, l'unité des crimes non résolus misait surtout sur les nouvelles techniques d'enquête, comme les profils d'ADN.

Selon la lieutenante Asselin, les enquêteurs constatent aussi que certains témoins ou informateurs ont davantage envie de parler à mesure que le temps passe. Si le suspect est proche de la victime, par exemple, ou si le crime a été commis dans une petite communauté, les témoins pouvaient ressentir à l'époque une certaine crainte, dit-elle.

« Vingt ans, 30 ans plus tard, certaines personnes sont décédées, on est peut-être déménagé, notre situation familiale peut avoir changé, puis là on est prêt aujourd'hui à en parler », explique-t-elle.

Par ailleurs, Mme Asselin croit que les médias sociaux pourraient aussi contribuer à résoudre certaines affaires criminelles. Grâce à ces nouveaux outils, « l'information circule beaucoup plus vite », rappelle la lieutenante.

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