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La première mairesse de La Nouvelle-Orléans veut faire sa marque

Radio-Canada

Héritage français, 300 ans d'histoire, problèmes de circulation : La Nouvelle-Orléans n'a pas la taille de Montréal, mais elle a beaucoup en commun avec la métropole québécoise, y compris l'élection d'une première femme à sa tête.

Un texte de Manon Globensky

La métropole de la Louisiane fête son tricentenaire cette année. Alors que Montréal a élu pour la première fois une femme à sa tête après 375 ans d’histoire, pareil scénario a pu être observé le 18 novembre dernier lors de l'élection de LaToya Cantrell, première mairesse de La Nouvelle-Orléans.

La mairesse élue de la Nouvelle-Orléans, LaToya Cantrell.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La mairesse élue de La Nouvelle-Orléans, LaToya Cantrell

Photo : Reuters / Jonathan Bachman

Mme Cantrell a 45 ans et elle était déjà conseillère municipale depuis 2012. Lors des élections à la mairie, tous les candidats étaient affiliés idéologiquement au Parti démocrate américain.

Ils étaient 18 en lice au premier tour. LaToya Cantrell a affronté une autre femme, Desiree Charbonnet, au second tour et a remporté l’élection avec 61 % des voix.

En plus d’être la première femme élue à la tête de la Ville, elle est aussi la première en 50 ans à mener La Nouvelle-Orléans sans en être originaire. Née à Los Angeles, elle a déménagé en Louisiane pour ses études universitaires.

Selon le reporter municipal du quotidien néo-orléanais The Times-Picayune, Kevin Litten, ce qui a permis à LaToya Cantrell de se démarquer sont ses efforts au sein d’un mouvement communautaire pour reconstruire son quartier de Broadmoor, dévasté par l'ouragan Katrina en 2005.

Le quartier de Broadmoor, qui a été dévasté par l'ouragan Katrina en 2005.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le quartier de Broadmoor a été dévasté par l'ouragan Katrina en 2005.

Photo : Radio-Canada / Manon Globensky

La Broadmoor Improvement Association (à l’origine Broadmoor Improvement Corporation) a fédéré les efforts des quelque 7000 résidents du quartier de classe moyenne – dont la population est à 61 % noire – qui refusaient que ce dernier soit démoli après avoir été fortement endommagé par les inondations.

La nouvelle mairesse a travaillé à la reconstruction du quartier (détruit à 70 %) de 2006 à 2012, coordonnant non seulement les travaux en bâtiment, mais aussi la réouverture des écoles et même les services sociaux.

Parmi les sujets qui ont dominé la campagne électorale, il y a eu le mauvais état des rues à La Nouvelle-Orléans (où des tramways circulent toujours), le haut taux de criminalité et le mauvais état du système de drainage de la ville après des inondations éclair lors de fortes pluies, au début du mois d'août dernier.

Autre défi de taille pour la nouvelle mairesse : le Quartier français et sa célèbre Bourbon Street, où les clubs de striptease sont de plus en plus nombreux.

Une enquête du Times-Picayune a démontré que la célèbre artère est devenue le terrain de jeu des souteneurs, qui y font travailler de jeunes mineurs, souvent recrutés dans d'autres États et obligés de se prostituer dans les salles arrière.

La célèbre Bourbon Street du Quartier français, à La Nouvelle-Orléans, la nuit.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dans le Quartier Français, en Nouvelle-Orléans, les clubs de striptease sont de plus en plus nombreux.

Photo : Radio-Canada / Manon Globensky

La nouvelle mairesse sera assermentée seulement au mois de mai. La rumeur veut que son prédécesseur, Mitch Landrieu, ait voulu présider lui-même les festivités du tricentenaire.

L'ancien maire a présenté des changements pour raccourcir la période de six mois entre l’élection et l’assermentation, mais ces changements ne s’appliqueront qu’à partir des prochaines élections.

La Nouvelle-Orléans

  • Fondée en 1718 par Jean-Baptiste Le Moyne sieur de Bienville et des colons français
  • Nommée en l’honneur du régent Philippe, duc d’Orléans
  • Surnom : The Big Easy
  • Population : 391 495 habitants (2016)
  • Démographie : 61 % d'Afro-américains, 33 % de Blancs, 5 % de Latinos

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