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L'attaque contre une élève portant un hijab ne s'est « jamais produite »

Photo de la façade de l'école, des feuilles au sol.

Une jeune élève de l'École Pauline Johnson affirmait qu'un homme avait coupé son hijab.

Photo : Radio-Canada / Eve caron

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'agression présumée contre une élève de Toronto portant un hijab, une nouvelle qui a fait les manchettes partout au pays vendredi dernier, ne s'est « jamais produite », selon la police.

C'est ce que les policiers ont conclu après avoir interrogé plusieurs personnes dans le cadre de leur enquête.

Une élève de 11 ans avait raconté publiquement qu'un homme avait coupé son hijab par-derrière avec des ciseaux alors qu'elle marchait vers l'école vendredi matin. Le suspect avait ensuite pris la fuite, après qu'elle eut crié, affirmait-elle.

Ces allégations avaient mené à une multitude de dénonciations, y compris du premier ministre canadien, Justin Trudeau.

« Les enquêteurs ont analysé et évalué [les renseignements recueillis] et la seule conclusion possible était que les événements, tels que décrits, ne s'étaient jamais produits. »

— Une citation de  Mark Pugash, porte-parole du Service de police de Toronto

Pas d'accusation

La police ajoute que son enquête est terminée. Aucune accusation n'a été déposée contre l'élève.

Les policiers n'ont pas voulu commenter les motivations possibles de la jeune fille.

De son côté, le Conseil scolaire public anglais de Toronto (TDSB), qui avait beaucoup montré l'élève devant les caméras vendredi à la suite de la prétendue attaque, est maintenant avare de commentaires.

« Nous sommes très contents de voir que l'agression ne s'est jamais produite. »

— Une citation de  Ryan Bird, porte-parole du Conseil scolaire public anglais de Toronto

Le bureau du premier ministre Justin Trudeau a réagi à la nouvelle en après-midi. « Ces derniers mois, nous avons malheureusement constaté une hausse des crimes haineux visant des minorités religieuses, en particulier des femmes. Nous devons traiter cette question avec le plus grand sérieux parce que cette tendance à la hausse est un signe de l’augmentation de l’intolérance. (...) Nous sommes soulagés que cet incident ne se soit pas produit », a déclaré par voie de communiqué Cameron Ahmad, du cabinet du premier ministre.

Pour sa part, la première ministre Kathleen Wynne, qui avait elle aussi dénoncé, vendredi, l'attaque alléguée, a réagi ainsi : « J'aimerais remercier le Service de police de Toronto pour son travail dans ce dossier, et je suis comme tous les Ontariens reconnaissante et soulagée que cette agression n'ait pas eu lieu. »

La militante Amira Elghawaby craint que le faux témoignage de l'adolescente ne soit utilisé par ceux qui « ont déjà des préjugés à l'endroit des musulmans ». Elle espère que l'élève en question recevra de l'aide et qu'elle ne sera pas ridiculisée à cause de la controverse.

Nous n'identifions plus l'adolescente puisqu'elle est mineure.

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