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Levée de la limite de vitesse dans le golfe : pour des mesures mieux adaptées

Cette baleine noire femelle, âgée de deux ans, est morte empêtrée dans de l'équipement de pêche.

Cette baleine noire femelle, âgée de deux ans, est morte empêtrée dans de l'équipement de pêche.

Photo : Radio-Canada / CBC/Shane Fowler

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Transports Canada a levé la limite de vitesse dans le golfe du Saint-Laurent qui avait été adoptée dans le but de protéger les baleines. Toutefois, les consignes pourraient s'appliquer de nouveau lorsque les mammifères marins seront de retour. Si c'est le cas, les Armateurs du Saint-Laurent espèrent que les mesures seront mieux adaptées.

Un texte de Jean-François Deschênes d'après une entrevue réalisée à l'émission Bon pied, bonne heure

Le directeur général de l’association, Martin Fournier, croit que les restrictions pourraient se limiter à des couloirs précis plutôt qu'à une grande portion du Golfe comme c’était le cas dans les derniers mois. « Depuis le jour 1, on est en discussion avec Pêches et Océans Canada et Transports Canada pour adapter cette mesure-là […] aux observations qui sont faites. »

Ce n’était pas réaliste cette boîte-là, mais on comprend qu’elle vient d’une réaction rapide.

Martin Fournier, directeur général, Armateurs du Saint-Laurent

Cet été, Ottawa a décidé de limiter la vitesse des navires de 20 mètres et plus à 10 noeuds (18,5 km/h) dans les eaux du golfe. Des amendes étaient imposées aux contrevenants.

Ces mesures ont eu des conséquences financières pour de nombreux transporteurs, précise M. Fournier.

C’est certain qu’il y a d’énormes conséquences à ça, mais bon, ça fait partie du jeu. C’est pour ça qu’on veut une mesure mieux adaptée pour l’an prochain.

Martin Fournier, directeur général, Armateurs du Saint-Laurent
La zone temporaire de limitation de vitesse obligatoire dans le golfe du Saint-Laurent   Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La zone temporaire de limitation de vitesse obligatoire dans le golfe du Saint-Laurent

Photo : Pêches et Océans Canada

Écoute et observation des baleines

Les Armateurs du Saint-Laurent croient que des systèmes d’écoute par hydrophones ou appareils sous-marins qui captent le bruit, en plus des observations par hélicoptère, seraient plus efficaces pour détecter les baleines.

Martin Fournier est aussi d'avis que les observateurs à bord des navires, comme c'est le cas sur le Bella Desgagnés qui assure la navette avec la Basse-Côte-Nord, a ses limites. Il faut que les conditions météo soient parfaites pour permettre de bien scruter l’horizon.

La queue d'une baleine noireAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La protection des baleines noires de l'Atlantique Nord

Photo : CCS image, NOAA

Groupe de travail

Martin Fournier rappelle qu’un groupe de travail a été créé avec l'industrie maritime, l'industrie des pêches, Transports Canada et Pêches et Océans pour justement identifier des mesures plus adaptées.

Les responsables discutent toujours des mesures à prendre, selon M. Fournier. Elles devraient être annoncées dans les prochains mois.

De plus, il n'y a pas que la vitesse qui soit responsable de la mort des douze baleines noires retrouvées cette année dans le golfe. Les engins de pêche et les cordages sont aussi en cause.

Agir vite

Escale Gaspésie renouvelle le souhait qu'Ottawa annonce rapidement des mesures prévisibles, comme des couloirs de navigation, plutôt qu'une limite de vitesse pour protéger la baleine noire.

Il sera plus difficile de convaincre des compagnies de croisière de s'arrêter à Gaspé si elles se trouvent dans l’incertitude, croit l’organisme qui veille à promouvoir les croisières en Gaspésie.

[Il faudrait] des couloirs en fonction du déplacement réel de l'espèce. Donc, à partir du moment où le monitoring est plus efficient sur une base quotidienne, bien il y a possibilité de faire évoluer les couloirs en fonction de la protection de la baleine, donc ça, ça serait très profitable pour l'industrie.

Stéphane Sainte-Croix, chef d'escale, Escale Gaspésie

La limitation de vitesse imposée l'an dernier a forcé l'annulation de 16 escales, car elle imposait des heures supplémentaires de navigation dans un itinéraire déjà serré. Ces annulations se sont traduites par une diminution de 25 000  croisiéristes, selon Escale Gaspésie.

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