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Cri d’alarme des infirmières

De nombreux organismes s'opposent à la privatisation de l'extra-mural et de télé-soins.

Les infirmières dénoncent le manque de personnel en milieu hospitalier.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les infirmières et infirmiers du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont épuisés et réclament une solution à long terme pour éviter les heures supplémentaires obligatoires.

La présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean (SPSSLSJ), Julie Bouchard, soutient que ses membres sont constamment obligés de rester au-delà de leur quart de travail.

« C’est pire que jamais, on voit vraiment une explosion du temps supplémentaire obligatoire depuis le 1er janvier », a-t-elle déploré en entrevue à Y’a des matins.

« C’est multisectoriel, c’est du jamais vu. »

— Une citation de  Julie Bouchard, présidente du SPSSLSJ

Impact en milieu de travail

Selon Julie Bouchard, les infirmières craignent d’arriver à un point de non-retour.

« Les professionnelles en soins ont la vie des patients en mains. Une erreur est si vite arrivée, ça peut mener à une complication », explique-t-elle.

Le Syndicat soutient qu’en bout de piste, ce sont les infirmières qui pourraient être blâmées par leur ordre professionnel.

« On est fatiguées, on est épuisées. Je n'ai pas d'autres mots. »

— Une citation de  Infirmière de l'hôpital de Chicoutimi

Cette infirmière exhorte le CIUSSS de créer des postes plus alléchants pour elle et ses consoeurs, qui sont de plus en plus enclines à travailler dans le secteur privé, celui-ci offrant de meilleures conditions, à son avis.

Des pistes de solutions

La direction du CIUSSS assure qu'elle prend la situation au sérieux.

« Y'a déjà des gens qui étaient retraités et encore membres de leur ordre professionnel et qui prêtent main-forte depuis quelque temps à l'hôpital », fait remarquer le porte-parole de l'établissement, Jean-François St-Gelais.

Il affirme que le CIUSSS pourrait maintenir cette mesure et que ce dernier évalue en ce moment la possibilité de reporter certaines formations pour alléger le fardeau de travail du personnel infirmier, dans un contexte où toutes les urgences sont particulièrement achalandées.

Réponse du ministre

De son côté, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a profité d'une conférence de presse sur l'ouverture de nouveaux lits dans la région de Montréal pour préciser le mot d'ordre qu'il a donné aux directions d'hôpitaux.

Pour répondre à la demande, M. Barrette a demandé à toutes les urgences de la province de fonctionner à plein régime jusqu'au mois de juin, même durant les périodes de congé.

Il assure par contre qu'il n'a donné aucune directive en matière d'heures supplémentaires obligatoires. Selon lui, il y a suffisamment de travailleurs à temps partiel pour combler les besoins de personnel.

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