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Trump nie avoir traité certains pays de « trous à rats »

Le récit de Mathieu Prost
Radio-Canada

Le président américain nie sur Twitter avoir traité certains pays de « trous à rats » (shithole countries) lors d'une rencontre visant à trouver un terrain d'entente pour protéger les « Dreamers » d'Haïti, du Salvador et de certains pays d'Afrique.

Donald Trump reconnaît avoir employé des « mots durs » lors de discussions tenues à la Maison-Blanche avec des représentants démocrates et républicains, mais soutient qu’il n’a pas prononcé ceux qui ont été rapportés.

Sur son compte Twitter, le président a plus tard assuré qu'il n'avait « jamais rien dit de désobligeant sur les Haïtiens à part qu’Haïti est, évidemment, un pays très pauvre et troublé ». Ajoutant n'avoir jamais dit « sortez-les », il a accusé les démocrates d'avoir inventé de tels propos.

J'ai une merveilleuse relation avec les Haïtiens. Ils devraient probablement enregistrer les prochaines réunions, malheureusement, pas de confiance!

Donald Trump, président des États-Unis

Ce nouvel incident concernant des écarts de langage du président des États-Unis s'est produit jeudi, à Washington, lors d'une réunion dans le bureau ovale entre le président et des sénateurs républicains et démocrates sur le sort des Dreamers.

« Pourquoi tous ces gens provenant de trous à rats viennent-ils ici? », aurait lancé le président, selon deux sources bien au fait qui se sont confiées au Washington Post.

La remarque aurait immédiatement fait sursauter les parlementaires présents dans le bureau ovale. Même certains membres du Parti républicain ont été irrités par ces propos.

Employée à plusieurs reprises

Selon le sénateur démocrate Dick Durbin, qui assistait à cette réunion, Donald Trump aurait utilisé « plusieurs fois » l'expression « trou à rats ».

« [Le commentaire de M. Trump] est désobligeant, élitiste. C'est une gifle aux valeurs de notre nation. Ce comportement est inacceptable de la part du chef de notre nation », a lancé la représentante républicaine de l'Utah Mia Love, dont la famille est venue d'Haïti.

Plusieurs organismes de droits civils américains ont aussi fortement réagi au commentaire du président des États-Unis.

Un porte-parole de la Maison-Blanche a défendu la position de Trump sur l’immigration, sans toutefois nier qu’il a tenu les propos méprisants.

Donald Trump, président des États-Unis

« Certains politiciens de Washington choisissent de se battre pour des pays étrangers, mais le président Trump se battra toujours pour le peuple américain », a déclaré le porte-parole Raj Shah dans un communiqué.

« Comme d'autres pays qui ont une immigration fondée sur le mérite, le président Trump lutte pour des solutions permanentes qui rendent notre pays plus fort en accueillant ceux qui peuvent contribuer à notre société, faire croître notre économie et s'assimiler à notre grande nation », a-t-il poursuivi.

Les Dreamers sont ces quelque 800 000 clandestins arrivés aux États-Unis avec leurs parents alors qu'ils n'étaient que des enfants et qui bénéficiaient jusqu'à récemment du Deferred Action for Childhood Arrival (DACA) qui leur conférait un statut légal, un permis de travail et d'autres avantages pour une période renouvelable de deux ans.

Jeudi, trois sénateurs républicains et trois sénateurs démocrates affirmaient être arrivés à un accord pour les protéger de l'expulsion, mais la Maison-Blanche et plusieurs législateurs républicains ont par la suite dit qu'ils rejetteraient la proposition.

Avec les informations de Associated Press, The Washington Post, et The New York Times

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